La mission portée par l’EP Loire

Depuis juin 2003, l’Etablissement public Loire assure une mission de coordination technique générale sur le bassin de la Maine visant notamment à favoriser la mobilisation des acteurs locaux en vue de réduire les risques d’inondations.
Cette mission est conduite par un chargé de mission implanté à Angers spécialement recruté à cet effet par l’EP Loire. Cette mission a fait l’objet de deux conventions entre les cofinanceurs et l’EP Loire sur les périodes 2003-2007 et 2008-2010.

Les cofinanceurs sont l’Etat, la Région Pays de Loire et les départements de Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe. Depuis 2011, la mission bénéficie également d’un cofinancement de l’Europe (FEDER).

Les différents volets de cette mission et les actions menées depuis 2003 sont développés ci-dessous :

Il est à noter que cette mission s’inscrit en complément des autres interventions dont bénéficient par ailleurs les collectivités du bassin de la Maine membres de l’Etablissement public Loire.

Documents en téléchargement

–> Rapport d’exécution 2003-2010
–> Bilan 2011
–> Bilan 2012
–> Bilan 2013

Volet d’animation et de coordination technique

Ce volet s’applique à l’ensemble des projets de réduction du risque inondation inscrits dans le PAPI Maine ou intervenant dans le cadre du plan Loire Grandeur Nature.

L’Etablissement public Loire intervient ainsi auprès des maîtres d’ouvrages au stade de l’élaboration des cahiers des charges techniques, lors des comités de pilotage ou de suivi des études en cours. Il fourni un avis aux maîtres d’ouvrages sur l’incidence et la cohérence hydraulique de leurs projets et sur les modalités de financement envisageables.

L’EP Loire est également présent auprès des services financeurs et instructeurs de dossiers lors des comités techniques du plan Loire et des comités de préprogrammation régionaux.

Dans le cadre de cette mission, le chargé de mission Maine intervient également auprès de l’ensemble des parties prenantes (élus, gestionnaires, riverains,…) pour le porter à connaissance des résultats des études et des actions de réduction du risque inondation réalisées ou prévues sur le bassin de la Maine.

Cette action d’information et de sensibilisation se fait notamment par la participation aux assemblées générales des associations de riverains inondés, lors d’interventions aux commissions départementales des risques naturels majeurs et par la réalisation et la diffusion de plaquettes vulgarisées des résultats d’études.

 Pilotage études globales

L’Etablissement public Loire assure dans le cadre de la mission Maine la maîtrise d’ouvrage et le pilotage d’études relatives à l’évaluation et la gestion des risques d’inondations sur le bassin, à la demande des collectivités ou des services de l’Etat.

Quatre études globales ont été portées par l’EP Loire dans le cadre du PAPI Maine. Il s’agit de :

  • l’étude des phénomènes de crue dans les Basses Vallée Angevines (dite « étude BVA ») ;
  • l’étude de cohérence des aménagements hydrauliques sur le bassin de la Maine (dite « étude cohérence » ou « Cohérence Maine ») ;
  • l’étude des phénomènes d’inondation par remontées de nappes sur le bassin de la Maine ;
  • l’étude globale de réduction du risque inondation dans le bassin du Loir (dite « étude globale Loir »).

On peut également citer l’étude « 3P Maine » réalisée en 1999 sous maîtrise d’ouvrage EP Loire et qui a permis de préfigurer le PAPI Maine.

Ces différentes études sont développées ICI

Expertise et appui technique

1/ Suivi des actions menées sur le bassin

L’Etablissement public Loire assure dans le cadre de la mission Maine le suivi de
l’élaboration ou de la mise en oeuvre des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) en cours sur le bassin : SAGE du Loir, SAGE Sarthe amont, SAGE Huisne, SAGE Sarthe aval, SAGE Mayenne, SAGE Oudon, et tout particulièrement leur volet « inondation ».

L’EP Loire participe également aux comités de pilotage, aux réunions de travail et aux réunions publiques organisés dans le cadre de projets menés à l’échelon local dans les sous-bassins.

2/ Valorisation et exploitation des modèles hydrauliques « BVA » et « Cohérence » propriétés de l’EP Loire

L’Etablissement est propriétaire du modèle des Basses Vallées Angevines et du modèle de cohérence du bassin de la Maine développés dans le cadre des études ad hoc. Il a également acquis les licences d’utilisation des logiciels permettant de faire fonctionner ces modèles. Le chargé de mission bassin de la
Maine a par ailleurs été formé à l’utilisation de ces outils de simulation afin de pouvoir poursuivre leur valorisation et leur exploitation.
Les deux modèles peuvent en effet être directement utilisés par le chargé de mission pour réaliser des simulations ou extraire des données et résultats pour le compte des collectivités ou des services de l’Etat demandeurs, soit être utilisés par les bureaux d’études concepteurs ou d’autres prestataires dans le cadre de marchés passés par l’EP Loire.

3/ Relai de proximité des actions développées à l’échelle du bassin de la Loire et de ses affluents

Le chargé de mission basé à Angers constitue un relai de proximité pour les actions portées par l’Etablissement à l’échelle du bassin de la Loire et de ses affluents. On peut citer ce rôle dans :

  • L’appui à l’élaboration des Plans Communaux de Sauvegarde ;
  • La démarche « industrielle » de réduction de la vulnérabilité aux inondations des activités économiques ;
  • La mission d’appui aux collectivités gestionnaire ou propriétaires de digues ;
  • La mission d’appui aux collectivités pour l’élaboration des stratégies locales de gestion du risque inondation.

Documentation

Documents de référence

Autres documents

Le Maire et les exercices de gestion de crise

Les exercices de sécurité civile : S’entraîner pour être prêt

Garantir l’opérationnalité de son PCS est indispensable pour en assurer l’efficacité. Ainsi, tests, exercices, formations, informations et mises à jour sont des actions à réaliser régulièrement par chaque commune dotée d’un PCS.

En lien avec l’accompagnement des communes inondables du bassin de la Loire et ses affluents pour l’élaboration de leur PCS, l’Etablissement public Loire propose aux communes une aide à la finalisation des PCS et au maintien de l’opérationnalité de celui-ci par l’organisation d’exercices de sécurité civile inondation.

L’exercice de grande ampleur Cher – Nièvre 2013

En lien avec la démarche d’étude et de concertation sur le risque inondation dans les vals de Loire dans les départements du Cher et de la Nièvre, un exercice global de gestion de crise à l’échelle du territoire a été mis en œuvre les 22 et 23 novembre 2013. L’Établissement public Loire en a assuré la coordination et l’animation avec l’appui de la Maison de Loire du Cher et du SDIS du Cher.

L’exercice a permis de mettre en situation de crise trente-sept communes par l’activation de leur PCS. Ce fût l’occasion pour certaines communes de tester le déploiement de moyens sur le terrain ou leurs dispositifs d’alerte à la population.

D’autres acteurs ont pu tester leur organisation de gestion de crise : les préfectures du Cher et de la Nièvre, qui ont activé leur centre opérationnel de commandement, le Service de Prévision des Crues, les DDT, le SDIS, les Conseils Généraux, l’ARS, les opérateurs réseaux (ERDF, SAUR).

Le retour d’expérience « à chaud » a mis en évidence différents axes d’amélioration de l’organisation de gestion de crise des différents acteurs. Globalement, l’exercice leur a permis d’acquérir une plus grande opérationnalité de leur organisation et de leurs documents.

Les exercices de sécurité civile organisés en 2012

– Une étude de cas : l’exercice d’Esvres-sur-Indre (37)

– Un exercice partiel : l’exercice de Coulanges (03)

– Un exercice partiel : l’exercice de Digoin (71)

Un exercice général : l’exercice de Jargeau (45)

Ces quatre communes, qui avaient bénéficié de l’appui de l’Etablissement pour l’élaboration de leur PCS, rentrent ainsi dans la deuxième phase de la démarche PCS qui consiste à faire vivre l’organisation mise en place et à maintenir l’opérationnalité du PCS, à travers des exercices de sécurité civile ou de formations internes.

L’ensemble des exercices a été filmé par deux caméramans afin de produire un document de communication visant à montrer l’utilité des exercices de sécurité civile et à valoriser ce type de démarche auprès des communes inondables du bassin en les incitant à s’y engager.

L’exercice d’Esvres-sur-Indre : une étude de cas incitative

L’exercice d’Esvres-sur-Indre »

L’étude de cas, première étape vers un exercice de plus grande ampleur.
Lundi 18 juin 2012, Mairie d’Esvres-sur-Indre (37)

Mise en situation proposée à la commune
Nous sommes le samedi 23 juin 2012 à 9h30, un fax de la préfecture est envoyé en mairie et Madame le Maire est appelée pour signaler à la commune une mise en vigilance rouge pluie-inondation – risque crue majeure pouvant atteindre les niveaux de la crue centennale.

Bilan
Cet exercice a permis aux élus et agents d’identifier leur rôle dans l’organisation prévu par le Plan Communal de Sauvegarde. L’appropriation de chacun dans la démarche PCS a ainsi pu s’instaurer.
Certains dysfonctionnements ont pu être pointés afin d’être amélioré (manque de matériels, identification des moyens humains disponibles en prenant en compte le risque inondation…).
Un exercice partiel après amélioration du PCS est envisagé par les acteurs de cette collectivité afin de tester concrètement les actions de chacun et la mise en place réelle du PCC.

L’exercice de Coulanges

L’exercice de Coulanges »

L’exercice déclenché vendredi 9 novembre 2012 à 13h00 sur la commune de Coulanges (département de l’Allier), en présence des sapeurs pompiers, était un exercice partiel impliquant l’organisation communale (élus et agents) et nécessitant très peu d’actions sur le terrain. Le scénario mis en œuvre était une crue de la Loire nécessitant d’activer le seuil haut du Plan Communal de Sauvegarde.

La préparation de cet exercice a eu lieu lors d’une réunion avec les acteurs locaux associés qui a permis de définir les objectifs et les conditions de l’exercice. La chronologie de l’événement a ensuite été élaborée par l’EP Loire. Le jour J, le scénario n’était pas connu par les « joueurs », seule la date avait été communiquée.

Compte tenu de l’évolution du scénario, la commune a testé la mise en place de son poste de commandement communal, la réception, le traitement et la diffusion de l’alerte, la gestion de nombreux appels téléphoniques fictifs (parents d’élèves inquiets, administrés en difficulté, …), l’ouverture d’une salle d’accueil avec 9 personnes à héberger, la gestion de la presse, etc.

L’exercice communal a duré 1h30 et a été suivi d’un bilan « à chaud » avec les acteurs communaux, les animateurs et les observateurs.

Outre l’entrainement qu’elle procure, cette simulation a en effet permis de mettre en évidence des améliorations indispensables à l’opérationnalité du PCS. C’est un premier exercice très positif qui confirme qu’il n’est pas nécessaire de mettre en œuvre des procédures complexes mobilisant un grand nombres d’acteurs pour passer d’un dispositif théorique à l’acquisition de réflexes opérationnels et à la mise en place de supports fiables.

L’exercice de Digoin

L’exercice de Digoin »

La ville de DIGOIN a testé son plan communal de sauvegarde le lundi 26 novembre 2012 lors d’un exercice partiel portant sur une crue de la Loire, organisé par l’EP Loire, avec l’appui de la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme du Loiret (FFSS 45), et en présence des services de l’Etat (préfecture, sous-préfecture de Charolles, SDIS, Gendarmerie).

La préparation de cet exercice a eu lieu au cours de deux réunions de travail, avec les acteurs locaux associés, qui ont permis de définir les objectifs et les conditions de l’exercice. La chronologie de l’événement a ensuite été élaborée par l’EP Loire. Le jour J, ni le scénario, ni la date n’étaient connu par les « joueurs », à l’exception du Maire.

A partir du scénario, la commune a testé la mise en place de son poste de commandement communal, la réception, le traitement et la diffusion de l’alerte, la gestion de nombreux appels téléphoniques fictifs (administrés en difficulté, …), la gestion de la presse, etc.

L’exercice communal a duré 2h00 et a été suivi d’un bilan « à chaud » avec les acteurs communaux, les animateurs et les observateurs.

Digoin est la première commune du département de la Saône-et-Loire à tester son PCS. Ce premier exercice aura permis de mettre en évidence un certain nombre de points à améliorer dans la gestion de crise communale et de proposer plusieurs actions correctives : travailler « en pôle » dans la salle de crise, prévoir un système de relève des membres des responsables de cellulles de crise, formaliser une main courante dans le PCS, prévoir une procédure d’installation de l’ensemble mobile d’alerte,…

L’exercice de Jargeau

L’exercice de Jargeau »

Le lundi 10 décembre 2012, la commune de Jargeau a pu tester son Plan Communal de Sauvegarde lors d’un exercice de sécurité civile. Cet événement s’est déroulé en deux étapes.

Le matin, de 10 à 12h, la commune a pu tester une phase de vigilance et de mise en alerte interne. Lors de cette première étape, la commune a mis en oeuvre ses premières mesures de vigilance et a anticipé la phase d’alerte.


Poste de Commandement Communal (mairie Jargeau)

L’après-midi, une seconde phase a permis à la commune de tester l’élément clef de son organisation. En effet, la commune de Jargeau étant en grande partie en zone inondable, il est prévu dans son plan d’installer son poste de commandement communal (PCC) et son centre d’accueil et de regroupement (CARE) dans la commune voisine Saint-Denis-de-l’Hotel. De plus, la commune de Jargeau a mis en oeuvre l’évacuation d’un quartier de sa commune, la population n’a pas participé à l’exercice mais des membres d’une association locale ont joué le rôle de différents habitants avec des particularités diverses.


Recensement des personnes lors de l’évacuation

Cet exercice a réellement permis aux acteurs de se former à la gestion de crise. De plus, les modalités de la convention avec la commune de Saint-Denis-de-l’Hotel ont pu être mises en exergue. Enfin, les difficultés d’une évacuation ont pu être identifiées.