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Fonctionnement

lundi 18 janvier 2010, par admin_villerest

En période normale, le barrage est géré avec une variation de niveau limitée à 50 cm. Cette cote maximale est définie par un schéma d’exploitation. Le débit sortant minimal en pied d’ouvrage est fixé à 12 m3/s toute l’année.

L ’ouvrage transmet les variations de débits venant de l’amont sans les amplifier.

Un tel ouvrage nécessite chaque année des travaux de maintenance importants : à titre d’exemple, la reprise de l’étanchéité des vannes sur 2010-2011, mais aussi l’entretien du bâtiment de commande, la maintenance des outils informatiques de pilotage…

Le barrage de Villerest est un grand barrage, dit « de classe A » selon les termes du Code de l’Environnement, c’est-à-dire soumis à la réglementation de contrôle la plus forte. Une surveillance quotidienne est assurée par l’exploitant sur le site. Chaque année, une visite détaillée a lieu en présence de la Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture de la Loire, responsable du contrôle. Enfin, une visite plus approfondie est conduite tous les dix ans.

Les principes de l’écrêtement

Le principe de gestion du barrage est de contrôler le débit sortant en ouvrant plus ou moins les vannes mobiles du barrage, en fonction des débits prévus et observés à l’entrée de la retenue. Ainsi, au plus fort de la crue, le débit sortant est inférieur au débit entrant, ce qui atténue les niveaux maxima qui auraient été atteints à l’aval.

Au cours des opérations d’écrêtement, la cote au barrage ne doit pas dépasser les valeurs prévues au règlement d’eau, qui dépendent du débit entrant maximum.

Plus la crue est importante, plus le niveau maximal autorisé est haut. Ces valeurs à ne pas dépasser ont été fixées afin de ne pas aggraver les hauteurs d’eau en amont.

Schématiquement, la gestion du barrage s’effectue suivant 3 périodes :

• 1ère période : Un déstockage préventif a lieu dès lors qu’une crue d’une intensité supérieure à 1 000 m3/s est prévue à l’entrée de la retenue (Feurs). On procède alors à un déstockage jusqu’à 1 000 m3/s, débit non dommageable pour l’aval. • 2è période : lorsqu’on prévoit le débit maximum de la crue, on calcule le débit d’écrêtement, qui permettra d’atténuer la pointe de la crue. L’objectif est d’utiliser au mieux le volume du barrage. • La 3è période correspond à un déstockage, afin de revenir à la cote normale d’exploitation.

L’élaboration des consignes en crue

De manière pratique, les prévisionnistes de l’Etablissement public Loire, en astreinte par équipe de 5 chaque semaine, sont mobilisés en cas de dépassement de certains seuils de pluie et/ou de débit sur le bassin amont. Ils sont alors chargés de déterminer les consignes de débits sortants qui sont appliquées par l’exploitant sur le barrage, et ce pendant toute la durée de l’événement, qui peut atteindre 4 jours.

Effet théorique sur les crues

• L’ouvrage n’intervient pas sur les crues inférieures à 1 000 m3/s • Il réduit de moitié les crues d’automne inférieures à 4 000 m3/s • Il diminue de 2 000 m3/s le débit des crues d’automne supérieures à 4 000 m3/s

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