COMITE SYNDICAL DU 8 DECEMBRE 2021

Le dernier Comité syndical de l’année, présidé par Daniel Fréchet, s’est tenu le 8 décembre à Orléans.


Accueilli à l’Hôtel du Département du Loiret, il a été l’occasion de rappeler la contribution importante de cette collectivité à l’évolution de la gestion du bassin de la Loire, grâce au travail notamment de deux de ses Présidents : Pierre Dézarnaulds (1945-1956) qui fût à l’initiative de la création du Comité de défense du bassin de la Loire et de l’Association nationale pour l’étude de la communauté de la Loire et de ses affluents (ANECLA) ; Eric Doligé (1994-2015), Président de l’Etablissement public Loire de 1995 à 2005, ayant entre autre permis l’émergence et la reconnaissance dans la loi des Etablissements Publics Territoriaux de Bassin (EPTB).


Sur le plan institutionnel, le Comité syndical a réservé une suite favorable à la demande d’adhésion de la Communauté de communes du Val d’Amboise, EPCI du département d’Indre-et-Loire.

Pour la partie financière, on retiendra le vote du budget 2022 ; la décision modificative n°4 n’ayant pour objectif que d’intégrer les ajustements de crédits nécessaires, sans appel à contribution ni à redevance complémentaire.

S’agissant du volet opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, l’évaluation et la gestion des risques d’inondations, ainsi que l’aménagement et la gestion des eaux.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, le diaporama, l’ensemble des délibérations ainsi que le dossier de séance point par point : Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ; Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15 Pt 16 ; Pt 17

SEMINAIRE ANNUEL DES PORTEURS DE SLGRI ET DE PAPI

Le 30 novembre, une quarantaine de référents dans le domaine de la prévention des inondations, élus ou techniciens des territoires concernés, ainsi que des experts sur des problématiques connexes, ont participé au séminaire annuel des porteurs de stratégies et de programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI).
Cette journée a été organisée pour la 5ème année consécutive par l’Etablissement public Loire, dans le cadre de ses interventions en accompagnement de collectivités du bassin pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies territorialisées et cohérentes de réduction des risques d’inondations.

(Téléchargez le Communiqué de presse –  Programme)

 

RESTITUTION DE LA JOURNEE

Accueil des participants et introduction
Réunion présidée par Jean-Pierre GUERIN, Délégué de Montluçon Communauté
à l’Etablissement public Loire

Retours d’expériences et temps d’échanges

Points d’attention lors de :

l’élaboration d’un Programme d’Etudes Préalable, Yannick DEBRABANT, DREAL Pays de la Loire – Présentation et Echanges

– la définition d’un PAPI, Rémi SIRANTOINE, DREAL Bourgogne Franche Comté

Gestion des infrastructures de protection contre les inondations en Loire aval, Virginie GASPARI, Etablissement public Loire (PAPI des vals d’Authion et de Loire) – Présentation et Echanges

Implication de la population dans la surveillance des crues et dans le dispositif d’alerte, Thibault HOURS, Syndicat mixte ouvert intercommunal d’Aménagement et Gestion de l’Yzeron, du Ratier et du Charbonnière – Présentation et Echanges

Outils de collecte d’information post-inondation, Gwenaël GUILLEVIC, Cerema –  Présentation et Echanges

Les nouvelles technologies au service de l’amélioration de la culture du risque, Jean-François RAIMBAULT et Elodie GUTIERREZ, Syndicat mixte des Basses Vallées Angevines et de la Rommeet Maxime LE SOMMER, Etablissement public Loire

Réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens, Julie LAERNOES et Julien LAMBERTI, Nantes Métropole – Présentation et Echanges et Mathieu PARMENTIER, Nevers Agglomération – Présentation et Echanges

Lien entre les approches comportementales et la prévention des risques, Nicolas FIEULAINE, Université de Lyon/École Nationale d’Administration, Haute Autorité de Santé – Présentation et Echanges

Optimisation de la fonctionnalité des zones d’expansion de crue pour réduire le risque inondation, Renaud COLIN, Etablissement public Loire – Présentation et Echanges

TRAVAUX DE CONFORTEMENT D’URGENCE SUR LES DIGUES DU PETIT LOUET ET DE MONTJEAN-SUR-LOIRE

Dans le cadre de la gestion de près de 60 km de digues de protection contre les inondations en Loire aval (déléguée à l’été 2019 par Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté), l’Etablissement public Loire assure notamment l’appui technique des collectivités pour la surveillance de leurs ouvrages en période de crue. Suite à celle de début d’année, au déclenchement des procédures de surveillance et aux constatations de fuites sur les digues du Petit Louet et de Montjean-sur-Loire, des travaux d’urgence ont dû être entrepris. Certains se sont poursuivis à l’été pour se finaliser à l’automne, afin de profiter de la période de basses eaux.

Dans le cadre de la gestion de près de 60 km de digues de protection contre les inondations en Loire aval (déléguée à l’été 2019 par Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté), l’Etablissement public Loire assure notamment l’appui technique des collectivités pour la surveillance de leurs ouvrages en période de crue. Suite à celle de début d’année, au déclenchement des procédures de surveillance et aux constatations de fuites sur les digues du Petit Louet et de Montjean-sur-Loire, des travaux d’urgence ont dû être entrepris. Certains se sont poursuivis à l’été pour se finaliser à l’automne, afin de profiter de la période de basses eaux.

Digue de Montjean-sur-Loire
Pendant la crue de février dernier, les travaux d’urgence ont permis de sécuriser une zone de fuite d’eau en arrière de cette digue, côté zone protégée. Cependant, suite à la décrue, sur un autre secteur déjà fragile (cale du Chéneveau, commune de Mesnil-en-Vallée), il a été constaté l’aggravation du phénomène d’érosion externe avec des départs de matériaux conséquents côté Loire en pied de digue.
Une intervention en période d’étiage pour conforter le pied de digue avant les prochaines montées des eaux a été décidée et dimensionnée. Malheureusement, l’étiage n’ayant pas été suffisamment prononcé cette année, une solution alternative provisoire a dû être mise en œuvre avec un report des travaux définitifs en 2022.
Ces travaux, devant permettre de stabiliser la zone la plus sensible dans l’attente d’une situation hydrologique plus propice à la mise en œuvre de la solution pérenne, se sont déroulés début novembre. Ils ont consisté en une dépose de géotextile, d’une couche de matériaux d’assise dite de filtre (grave 40/80 mm) sur 20 cm d’épaisseur minimum et d’enrochements sur 60 cm d’épaisseur en moyenne. Le linéaire ainsi traité est d’environ 30 mètres/linéaire, sur les 200 devant faire l’objet d’un traitement pérenne.

Digue du Petit Louet
Plusieurs travaux s’y sont déroulés pendant l’été : réfection des joints dans le muret de revanche sur le secteur des Grandes Plaines (commune des Ponts-de-Cé), la pose de clapets anti-retour sur les exutoires d’eaux pluviales provenant de la voirie sur ce même muret, ainsi que d’équipements de suivi des fissures présentes sur la digue (fissuromètres rustiques et vinchon). D’autres travaux plus lourds viennent de s’achever en amont de l’ouvrage de la Touchetterie. Il s’agit du traitement des zones de fuites principales sur le chemin en pied de digue, côté zone protégée (commune des Garennes-sur-Loire). Ces travaux de confortement pérennes ont débuté mi-octobre. L’objectif était de sécuriser à la fois le chemin en pied et la digue en elle-même, en agissant sur le phénomène d’érosion interne, qui se caractérise par des passages d’eau dans le corps de la digue ; entraînant des matériaux, ces derniers forment des fuites, puis des trous pouvant aller jusqu’à provoquer des brèches. Il a été opéré un décapage du chemin sur plusieurs centimètres pour venir y mettre un géotextile filtrant, du sable drainant, du tout-venant, puis déposer le mélange terre-pierres initial. Ce chemin rural étant utilisé également lors de la surveillance en crue de la digue a pu ainsi être remis en état. Il a été à la fois sécurisé et rehaussé par endroits jusqu’à 80 cm environ — la différence de niveau entre la crête de la digue et le chemin étant portée à 1 m sur l’ensemble des 600 metrse/linéaire —. Desservant également des parcelles privées à usage de loisirs ou d’habitations, les accès aux abords de ces dernières le nécessitant ont été réaménagés avec l’accord des propriétaires. Un des chemins d’accès au chantier passant par-dessus un cours d’eau busé a également fait l’objet de travaux avec le remplacement d’une buse béton par un ouvrage cadre avec reconstitution de lit dans celui-ci permettant ainsi l’amélioration de la continuité écologique et la sécurisation de l’accès au pied de digue par les véhicules.
À noter enfin que les premières réparations d’urgence au niveau de l’ouvrage des portes de la Touchetterie ont été sécurisées par la mise en œuvre d’enrochements complémentaires, limitant ainsi le risque d’affouillement. La fin du chantier est prévue fin de cette semaine.

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COUT DES TRAVAUX

Montjean-sur-Loire : 212.685 €* (dont 25.000 € de maîtrise d’oeuvre)
Petit Louet : 236.514 € de travaux (dont 30.000 € de maîtrise d’oeuvre)
Maîtrise d’ouvrage des travaux : Etablissement public Loire
Financement des travaux : Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance, Mauges Communauté, Région Pays de la Loire, au titre du plan de relance et Etat potentiellement (demande introduite au titre de la dotation de solidarité en faveur de l’équipement des collectivités pour des évènements climatiques).
(*) Dont 150.000 € de travaux restant à réaliser en 2022


Comité syndical du 14 octobre 2021

Le Comité syndical, présidé par Daniel Fréchet, s’est tenu le 14 octobre 2021 à Orléans, à l’Hôtel de Région Centre-Val de Loire.

D’un point de vue institutionnel, le Comité syndical a été l’occasion pour le Président d’accueillir les délégués nouvellement désignés par leur collectivité, suite aux élections départementales et régionales de juin dernier.

Pour la partie financière, on retiendra l’accueil favorable réservé aux propositions formulées dans le cadre du débat d’orientations budgétaires pour 2022, ainsi que le vote de la décision modificative n°3 ayant pour objectif d’intégrer les ajustements de crédits nécessaires, sans appel à contributions ni à redevance complémentaire.

Le taux 2021 de la redevance soutien d’étiage a été fixé à 0,0101658. Son évolution depuis 2007 s’inscrit entre un minimum de 0,0089824 (2016) et un maximum de 0,0107391 (2015). Le taux moyen sur 15 ans s’élève quant à lui à 0,0100299.

S’agissant du volet opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, l’évaluation et la gestion des risques d’inondations, ainsi que l’aménagement et la gestion des eaux.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, le diaporama, l’ensemble des délibérations  ainsi que le dossier de séance point par point : Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ;  Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15.

PREMIER PAIC APPROUVE PAR LE COMITE DE BASSIN LOIRE-BRETAGNE

105 voix pour, 14 contre et 16 abstentions : c’est le résultat du vote du Comité de bassin Loire-Bretagne sur le projet d’aménagement d’intérêt commun (PAIC) qui figurait à l’ordre du jour de sa réunion du jeudi 7 octobre.

Ce vote favorable marque une étape importante dans la concrétisation du projet d’aménagement d’intérêt commun pour la gestion des infrastructures de protection contre les inondations sur le bassin de la Loire et ses affluents, dont l’Etablissement public Loire a pris l’initiative il y a de cela plusieurs années déjà, et qu’il a approuvé lors de la dernière réunion de son Comité syndical, le 7 juillet, en présence de Madame la Préfète coordonnatrice de bassin.

Conformément aux dispositions du Code de l’environnement (Art. L 213-12 VI), le PAIC avait depuis été transmis pour avis au Comité de bassin Loire-Bretagne et aux Commissions locales de l’eau concernées. Une première en France, puisqu’il s’agit du premier avis de ce type rendu pour un PAIC, dispositif auquel peuvent recourir les établissements publics territoriaux de bassin (EPTB). Ceci, afin notamment d’assurer leur rôle d’ensemblier pour le traitement de problématiques « de bassin » dans le domaine de la gestion de l’eau et des risques naturels associés.

L’avis favorable donné par le Comité de bassin a été l’occasion de rappeler, dans son rapport de présentation, que l’Etablissement « est un acteur incontournable des collectivités du bassin de la Loire et l’unique structure capable de fédérer à cette échelle les acteurs pour mettre en œuvre une gestion cohérente des digues ».

La démarche déclinée dans le PAIC privilégie l’agrégation des partenaires, sur un mode volontaire, en proximité territoriale, autour d’objectifs partagés. Elle reflète fidèlement la proposition avancée dès l’origine par l’Etablissement, à savoir un positionnement à l’échelle du bassin fluvial s’appuyant sur un syndicat mixte existant, garant d’un dialogue structuré entre collectivités et avec l’Etat. Avec pour objectif d’assurer, sur un périmètre de gestion cohérent, une homogénéité de traitement ainsi que la mutualisation et l’optimisation des moyens techniques comme financiers.

Un travail d’analyse soutenu, de la mise en perspective accompagnée de propositions concrètes, des échanges techniques en continu avec les EPCI, une collaboration renforcée avec les services de l’Etat, ainsi que l’engagement des élus, ont permis d’aboutir à ce résultat.

Afin de faciliter la compréhension du PAIC et de permettre une communication la plus accessible possible, l’Etablissement vient d’ailleurs de produire un nouvel épisode de sa e-loire.tv ainsi qu’un livret de vulgarisation spécifiques.

Il appartient désormais aux EPCI de confirmer leur appropriation du PAIC afin de cultiver ensemble toutes les potentialités de la solidarité de bassin. à commencer par la mobilisation du soutien financier de l’Etat, voire des Fonds européens, à hauteur des enjeux, vitaux en termes d’attractivité et de compétitivité des territoires.

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Cartagog’eau sur le bassin de la Loire et ses affluents

Dans une nouvelle exposition grand public, composée de 8 panneaux et présentée sur les quais de la Loire (2 quai du Fort Alleaume à Orléans), l’Etablissement public Loire présente la famille CARTAGOG’EAU. Qui sont ces drôles de personnages haut en couleurs ? Quelles sont leurs missions et pour quels résultats ? C’est ce qu’il est proposé de découvrir au cours d’une balade sur les quais ou derrière son écran. A vos cartes ? Prêts ? Partez !

Cliquez et visitez l’expo virtuelle

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COMITE SYNDICAL DU 7 JUILLET 2021

Le Comité syndical, présidé par Daniel Fréchet, s’est tenu le 7 juillet à Orléans, en présence de Madame Régine Engström, Préfète de région Centre Val-de-Loire, Coordonnatrice de bassin Loire-Bretagne.

D’un point de vue institutionnel, le Comité syndical a été l’occasion pour le Président, suite aux élections régionales et départementales de juin, de remercier pour leur assiduité aux travaux de l’Etablissement les délégué(e)s ne s’étant pas représenté(e)s ou n’ayant pas été réélu(e)s.

S’agissant du volet opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, l’évaluation et la gestion des risques d’inondations, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la stimulation de la recherche, du développement et de l’innovation.

Pour la partie financière, on retiendra le vote de la décision modificative n°2, ayant pour objectif d’intégrer les ajustements de crédits nécessaires, n’entraînant pas d’appel à contributions ni à redevance complémentaire.

A noter la présentation de l’édition 2020 du Rapport d’activité de l’Etablissement public Loire.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, le diaporama, l’ensemble des délibérations  ainsi que le dossier de séance point par point (Pt 1; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ;  Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ; Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 Pt 15 : Pt 16)

GESTION DE SYSTEMES D’ENDIGUEMENT

 

>>> Téléchargez le livret de vulgarisation >>> Découvrez l’e-loire.tv, l’actu

 

 

 

 

 

>>> Visitez l’expo 2019 >>> Téléchargez l’Actu’Digues 2018 >>> Découvrez l’e-loire.tv 2017

 

Téléchargez le PAIC (juin 2021)

Avec un cadre d’intervention en restructuration, pour ce qui concerne à la fois l’organisation territoriale et celle de politiques publiques telles que la gestion de l’eau et des risques naturels associés, dans un contexte marqué de surcroît par de fortes incertitudes, ne serait-ce que pour ce qui concerne l’appréciation pour le bassin fluvial des impacts des changements climatiques en termes d’inondations comme de sécheresses, l’Etablissement public Loire a pris l’initiative en octobre 2015 d’une analyse d’opportunité et de faisabilité d’un projet d’aménagement d’intérêt commun (PAIC) pour les ouvrages de protection sur l’ensemble du bassin fluvial.

>>> Téléchargez l’analyse

Une réunion technique de restitution des résultats de cette analyse, à destination des collectivités concernées, a été organisée le 30 mars 2017 à Orléans dans les locaux de l’Etablissement. Plus de 40 personnes ont participé à ce temps d’échange visant à apporter des éléments de réponse concrets aux interrogations que suscite la prise de la compétence GEMAPI en matière de gestion de systèmes d’endiguement.

Une demi-journée technique, dédiée à la gestion des systèmes d’endiguement sur le bassin de la Loire et ses affluents, s’était déjà tenue le 5 décembre 2016 à Orléans.

En termes d’actualité, il est signalé deux présentations : celle de mai 2019, en réponse à l’invitation des services de l’Etat ; celle de mai 2018, à l’attention des élus des collectivités membres de l’Etablissement, sur la gestion « déléguée » de systèmes d’endiguement ou encore de zones d’expansion de crues, telle que configurée dans le PAIC en cours de co-construction.

Pour mémoire, le travail de co-construction du PAIC a été engagé en 2017 avec l’organisation de réunions techniques de concertation sur la gestion des ouvrages de protection, avec les EPCI-FP concernés et les services de l’Etat, en proximité sur les territoire.

  • sur l’axe Cher (6 EPCI concernés), le 11 mai et le 11 octobre 2017, ainsi que le 10 avril 2019, à la Communauté de Communes Vierzon-Sologne-Berry
  • sur l’axe Allier (5 EPCI concernés), le 15 mai et le 4 octobre 2017, ainsi que le 29 avril 2019, à Vichy Communauté
  • sur l’axe Loire amont, dans sa partie du Puy-en-Velay à Roanne (8 EPCI concernés), le 31 mai et le 3 octobre 2017, ainsi que le 30 avril 2019, à Roannais Agglomération ; et dans sa partie de l’aval de Roanne à Nevers (7 EPCI concernés), le 15 juin et le 4 octobre 2017, ainsi que le 29 avril 2019, à Digoin
  • sur l’axe Loire aval, dans sa partie de Nantes à Langeais (9 EPCI concernés), le 2 juin  et le 9 octobre 2017, ainsi que le 11 avril 2019, à Angers Loire Métropole.

Par ailleurs, les services de l’Etablissement ont été associés à trois réunions concernant l’axe Loire moyenne, organisées par la DREAL Centre-Val de Loire dans le cadre de la mission d’appui technique de bassin, pour évoquer la gestion des digues domaniales. A cette occasion, l’Etablissement a assuré une présentation synthétique de l’avancement de la co-construction du PAIC :

  • sur le secteur Blois-Tours (6 EPCI concernés), le 23 juin 2017 à la Préfecture d’Indre-et-Loire
  • sur le secteur Tours-Angers (8 EPCI concernés), le 30 juin 2017 à Saumur
  • sur le secteur des Départements du Cher et de la Nièvre (4 EPCI concernés), le 3 juillet 2017 à Herry (18)

 

En complément et afin de poursuivre le dialogue de co-construction engagé dans le cadre de ces réunions, l’Etablissement a organisé de nouvelles rencontres :

  • sur le secteur Nièvre-Cher-Giennois, le 6 novembre 2017 à Léré (avec également une présentation du projet de PAPI sur ce territoire.) et le 2 décembre 2019 à la CDC Pays Fort Sancerrois (7 EPCI concernés)
  • sur le secteur Loir-et-Cher/Indre-et-Loire amont (6 EPCI concernés), le 19 novembre 2019, à Agglopolys

 

Les prochaines rencontres technique de proximité sur les secteurs de Tours et de l’Orléanais devraient intervenir début 2020.

Enfin, il est à relever les temps d’échange avec des élus de la représentation nationale. Ainsi, une première rencontre à Angers, en juillet 2019, a notamment permis de présenter les éléments clés du PAIC et la valeur ajoutée des maîtrises d’ouvrage de l’Etablissement en termes de solidarité, de cohérence et d’innovation pour la gestion de l’eau et des risques naturels associés à l’échelle du bassin fluvial. Depuis lors, l’échange s’est élargi à plus d’une dizaine de députés, à l’occasion cette fois d’une rencontre à Paris, en octobre 2019.

Environ 900 km de digues sur le bassin de la Loire et ses affluents contribuent aujourd’hui à la protection contre les inondations. Mais que peut-on dire des impacts du changement climatique sur ces ouvrages pour lesquels les investissements s’inscrivent dans la durée ? Le travail réalisé par l’Etablissement au 1er semestre 2018 a permis de fournir d’une part une première analyse de la question des impacts du changement climatique sur la gestion des infrastructures de protection contre les inondations sur le bassin fluvial, et d’autre part une proposition de feuille de route recensant et hiérarchisant des recommandations et des actions qui pourraient être mise en œuvre. Ce travail réalisé en partenariat s’inscrit parmi les initiatives de l’Etablissement pour intégrer les connaissances liées aux impacts du changement climatique de manière opérationnelle dans ses missions .
>>> Téléchargez le rapport

Dans le registre de l’appui technique  à l’identification de voies d’actions susceptibles d’être empruntées par les collectivités, en fonction des problématiques auxquelles elles sont confrontées, il est à noter l’analyse technique de mise en œuvre de la solution digue amovible. L’Etablissement a été amené à considérer le rôle susceptible d’être joué par cette dernière notamment dans le cadre d’études de vals de la Loire ou encore de ses affluents. Dans le prolongement des conclusions dégagées alors, et en lien avec la mise en œuvre des SLGRI pour la protection des secteurs à enjeux forts inondables, un travail réalisé par l’Etablissement au 1er semestre 2018 a permis, d’une part, d’actualiser les solutions techniques et de recueillir les retours d’expériences sur leur utilisation, d’autre part, de considérer les potentialités d’application de la solution digue amovible sur 11 sites du bassin.

C’est une approche du type design des politiques publiques qui a été retenue par l’Etablissement pour avancer dans la préfiguration, dès 2018, de ce que pourrait être un scénario d’organisation au niveau du bassin fluvial, en lien plus particulièrement avec la perspective d’un déploiement de plateformes d’appui de proximité pour la gestion déléguée à l’Etablissement de systèmes d’endiguement. A l’issue d’un processus créatif et collaboratif, s’apparentant à un jeu de rôles permettant à chacun de se mettre en situation, l’atelier de co-construction a permis de faire émerger 3 scenarii présentant une forte complémentarité dans leur échelonnement et dans le caractère progressif de leur déploiement, avec une montée en charge permettant de passer d’ici à 2024 de « référents » à des « antennes » puis aux « plateformes » de proximité.

Coopération renforcée

Un protocole de coopération renforcée pour la gestion des infrastructures de protection contre les inondations en Loire aval a été signé en juillet 2019 avec Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté. Il inscrit les signataires dans le scénario d’organisation au niveau du bassin fluvial préfiguré dès 2018 et dont le déploiement progressif vise à l’horizon 2024 un réseau cohérent de plateformes de proximité, en particulier celle basée à Angers.

D’un point de vue opérationnel, c’est un linéaire de plus de 50 km de digues de protection dont la gestion a été confiée cet été à l’Etablissement, par voie de conventions de délégation. Il s’agit des digues de Saumur centre-ville, de Saint-Hilaire-Saint-Florent, du Petit Louet, de Vernusson,de Saint-Georges-sur-Loire et de Montjean-sur-Loire.

Les missions – assurées au plus près du territoire par les agents basés à Angers, en synergie d’intervention avec leurs collègues du service des digues à Orléans – concernent à la fois l’entretien, l’exploitation, la surveillance et les missions d’ingénierie, dont la réalisation des dossiers de régularisation ou d’autorisation en systèmes d’endiguement.

Ceci se traduit concrètement par :

                • des visites de terrain avec élus et techniciens des EPCI et communes concernés, ainsi que des riverains le cas échéant, pour parfaire la connaissance des ouvrages (linéaires, désordres, réseaux traversant, travaux réalisés, etc.) et consolider les programmes d’actions en conséquence ;
                • l’organisation d’échanges réguliers avec les services des EPCI et des communes concernés, avec notamment des réunions spécifiques par système d’endiguement, pour faire le point sur les travaux en cours ou programmés (à commencer par ceux au titre de la mise en oeuvre des obligations réglementaires) et construire avec les agents communaux et intercommunaux les modalités d’entretien, d’exploitation et de surveillance, en crue particulièrement ;
                • la préparation et le lancement des marchés d’études et de travaux nécessaires pour les mises en conformité et la constitution des dossiers de régularisation/autorisation en système d’endiguement.

Ainsi, un premier marché de travaux d’entretien, incluant des opérations de fauchage et de débroussaillage sur les digues de Saint Georges, Montjean, Vernusson et Saumur, a été notifié dès le 3 octobre pour un démarrage mi-octobre. Par ailleurs, le marché « Etudes préalables à la réalisation de travaux sur 6 systèmes d’endiguement non domaniaux de la Loire en Maine-et-Loire » devrait être notifié début novembre. Il concerne l’ensemble des systèmes d’endiguement de Loire aval faisant l’objet d’une convention de délégation à l’Etablissement et comprend 5 lots. La mutualisation réalisée pour ces deux marchés en termes de commande publique a permis de maîtriser les coûts et de rester dans l’enveloppe budgétaire fixée par les EPCI.

>>> Autres documentations 

TRAVAUX DE CONFORTEMENT DE LA DIGUE DU PETIT LOUET

Dans le cadre de sa gestion de près de 60 km de digues de protection contre les inondations en Loire aval (déléguée par Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté), l’Etablissement public Loire assure notamment l’appui technique des collectivités pour la surveillance de leurs ouvrages en période de crue.
Suite aux intempéries à répétition survenues en début d’année, la Loire aval est passée en Vigilance crue à partir de fin janvier et les procédures de surveillance des ouvrages ont été déclenchées par les EPCI sur les digues de Saumur, Petit Louet, Vernusson, Saint-Georges-sur-Loire et Montjean-sur-Loire. Retour sur ces évènements et focus sur la suite donnée.

Lors de la visite de surveillance du 4 février matin, et en application du mode opératoire prévu, les agents de Loire Layon Aubance ont signalé à l’Etablissement public Loire l’observation de nombreuses fuites par les joints dégradés du mur sur le secteur des grandes plaines et l’aggravation de fissures dans le muret sur le site de l’ancienne sablière, laissant passer un débit important. Sur cette dernière zone, des résurgences sur le terrain en arrière immédiat de la digue côté val protégé, sont le signe d’érosion potentielle de l’ouvrage.Ainsi, des travaux de mise en sécurité d’urgence avec la réalisation d’un cordon d’enrochements de près de 400 tonnes et d’une centaine de mètres à l’arrière de la digue, ont été entrepris le jour même par une entreprise locale de travaux publics. L’objectif poursuivi : dissiper l’énergie et le courant qui résulteraient d’une brèche dans la digue et réduire ainsi les dommages en aval, notamment sur la voirie départementale.

Dans la soirée, l’apparition de nouvelles fuites a été constatée sur la même digue 1 km plus en amont et, dès le 5 février, les agents de l’EP Loire ont été prévenus de leur aggravation. Face au niveau élevé de la Loire et avec des conditions d’accès et de sécurité non réunies pour permettre une intervention d’urgence, une alerte pour évacuation préventive a été faite auprès des riverains.

La prise en compte des désordres apparus lors de cette crue a été intégrée dans l’étude initiée fin 2019, afin, pour cette digue, de dimensionner les travaux de confortement à long terme et de déterminer les travaux à mener en urgence.

CALENDRIER DES TRAVAUX
Fin mai 2021 (durée 3 jours)
Sur les zones de fuites apparues le 5 février, travaux (secteur 1) permettant de recharger ponctuellement le pied de talus et chemin de service avec des matériaux filtrant et drainant sur les zones de fuite en amont de la Touchetterie, ainsi que de sécuriser la fuite à la jonction avec l’ouvrage des portes de la Touchetterie.
A l’été
Sur le mur des grandes plaines (secteur 3) où les joints dégradés laissaient passer l’eau, une entreprise pourrait intervenir pour les remplacer, mettre en place des clapets anti-retour au niveau des barbacanes et installer un appareil de mesure de la fissure (secteur 2) située sur le mur au niveau de l’ancienne sablière.
A l’automne
Un confortement plus pérenne traitant l’ensemble des 500 mètres à l’amont des portes de la Touchetterie (secteur 1) pourra être traité par la recharge du chemin en pied de talus côté val protégé.
A court et moyen terme
Des travaux plus lourds et plus structurants sur le site de l’ancienne sablière (secteur 2) pourraient être programmés en fonction de l’évolution constatée du désordre (écartement de la fissure et du basculement) sur le mur digue.

La population locale sera tenue informée de l’avancement des études et des décisions prises en terme de programmation de travaux par les communes et les EPCI (Loire Layon Aubance et Angers Loire Métropole), au titre de la gestion de cet ouvrage de protection.

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PAS DE REPIT POUR LES BARRAGES DE NAUSSAC ET VILLEREST

Après un hiver et un début de printemps particulièrement secs, avec des niveaux d’eau très faibles comparables à un étiage estival pour certains, le barrage de Naussac, en Lozère, a dû intervenir par deux fois fin avril afin de soutenir les débits de l’Allier. Le barrage de Villerest, dans le département de la Loire, a quant à lui maintenu ponctuellement le débit au pied de l’ouvrage. Cependant, les fortes précipitations des 10 et 11 mai ont redistribué les cartes. Explications.

Le 10 mai, un épisode pluvieux venant de l’ouest s’est généralisé et accentué sur les hauts bassins de l’Allier et de la Loire. Les précipitations se sont ensuite décalées vers l’est de la France en laissant derrière elles un régime d’averses.

Un cumul de pluie supérieur à 50 mm en 24 heures a été observé sur plusieurs pluviomètres, ce qui a déclenché une alerte. Les prévisionnistes en astreinte se sont alors mobilisés à Orléans pour analyser la situation au barrage de Villerest et gérer l’ouvrage en conséquence. Celui-ci est donc passé en gestion de « Risque de crue ». Conformément à ce que prévoit le règlement d’eau de l’ouvrage dans un tel cas, la gestion a consisté à maintenir le niveau d’eau (cote) dans la retenue, en restituant à l’aval du barrage des débits équivalents à ceux arrivant de l’amont. Ainsi il s’est agi de faire transiter cette petite crue sans modifier son débit maximum de 600 m3/s (le barrage ayant vocation à écrêter les crues de débits supérieurs à 1.000 m3/s). La retenue de Villerest comptait quelque 120 millions de m3, soit le volume réglementaire en mai.
Côté Allier, le débit au niveau de Naussac est passé de 2 m3/s avant l’évènement à plus de 50 m3/s au plus fort de l’épisode. Les conditions réglementaires étant réunies, il a été possible de pomper de l’eau dans l’Allier pour augmenter le volume dans la retenue en vue de la campagne d’étiage future. Ainsi entre le 9 et 25 mai, la cote au barrage de Naussac a augmenté de plus d’1,5 m et son volume est passé d’environ 160 à 175 Mm3 (94% par rapport au remplissage maximal).

Le 1er juin, les cotes maximum réglementaires dans les retenues de Villerest et Naussac augmentent. Si les conditions météorologiques le permettent, les deux ouvrages accroîtront leurs stocks d’eau afin de conforter le soutien d’étiage de la Loire et de l’Allier, dans le but de concilier au mieux la satisfaction des usages de l’eau et les besoins des milieux naturels.


Il est par ailleurs à noter que pour anticiper les enjeux de demain face aux impacts du changement climatique et renforcer le dialogue avec les usagers bénéficiaires, l’Etablissement a réalisé une évaluation des bénéfices socio-économiques du soutien d’étiage de l’Allier et de la Loire par les barrages de Naussac et Villerest. L’année 2019, année de soutien d’étiage important, a été choisie comme référence.

L’étude a caractérisé les enjeux socio-économiques pouvant être affectés par le manque d’eau, puis évalué les bénéfices du soutien d’étiage pour chacun d’eux. Un livret de vulgarisation restitue et illustre de manière simple les différents enseignements de l’étude.

Vers un contrat territorial et un contrat vert et bleu pour le Val d’Allier alluvial

Les 17 et 18 mai derniers, l’Établissement public Loire a organisé une série de 4 réunions pour permettre aux acteurs du territoire de construire collectivement la stratégie du futur contrat territorial et contrat vert et bleu.

Les temps de présentation, assurés par la cellule d’animation du contrat et par le bureau d’études Géonat, ont permis d’informer les acteurs locaux sur la démarche d’élaboration des deux contrats et sur les premières pistes stratégiques identifiées au regard des conclusions de l’état des lieux.

Les participants ont pu partager leur connaissance du val d’Allier alluvial et de ses enjeux, à la fois par le biais d’un travail d’identification des secteurs prioritaires sur cartes, puis par des échanges sur les enjeux et objectifs clés du territoire.

Ce travail sera par la suite affiné et une hiérarchisation des enjeux et objectifs sera amorcée lors de tables rondes thématiques prévues les 2 et 3 juin.

Bénéfices socio-économiques du soutien d’étiage

Les barrages de Naussac et Villerest, dont l’Etablissement public Loire est propriétaire et gestionnaire, apportent une contribution essentielle à la réalimentation en eau de l’Allier et de la Loire.

A l’issue d’un soutien d’étiage particulièrement important en 2019, l’Etablissement a souhaité en évaluer les impacts socio-économiques, pour cette année particulière qui a constitué une nouvelle référence en matière de gestion du soutien d’étiage depuis la mise en service des deux ouvrages.

Consultez le livret de vulgarisation des principaux résultats, et pour en savoir plus le rapport complet

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