TRAVAUX DE CONFORTEMENT DE LA DIGUE DU PETIT LOUET

Dans le cadre de sa gestion de près de 60 km de digues de protection contre les inondations en Loire aval (déléguée par Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté), l’Etablissement public Loire assure notamment l’appui technique des collectivités pour la surveillance de leurs ouvrages en période de crue.
Suite aux intempéries à répétition survenues en début d’année, la Loire aval est passée en Vigilance crue à partir de fin janvier et les procédures de surveillance des ouvrages ont été déclenchées par les EPCI sur les digues de Saumur, Petit Louet, Vernusson, Saint-Georges-sur-Loire et Montjean-sur-Loire. Retour sur ces évènements et focus sur la suite donnée.

Lors de la visite de surveillance du 4 février matin, et en application du mode opératoire prévu, les agents de Loire Layon Aubance ont signalé à l’Etablissement public Loire l’observation de nombreuses fuites par les joints dégradés du mur sur le secteur des grandes plaines et l’aggravation de fissures dans le muret sur le site de l’ancienne sablière, laissant passer un débit important. Sur cette dernière zone, des résurgences sur le terrain en arrière immédiat de la digue côté val protégé, sont le signe d’érosion potentielle de l’ouvrage.Ainsi, des travaux de mise en sécurité d’urgence avec la réalisation d’un cordon d’enrochements de près de 400 tonnes et d’une centaine de mètres à l’arrière de la digue, ont été entrepris le jour même par une entreprise locale de travaux publics. L’objectif poursuivi : dissiper l’énergie et le courant qui résulteraient d’une brèche dans la digue et réduire ainsi les dommages en aval, notamment sur la voirie départementale.

Dans la soirée, l’apparition de nouvelles fuites a été constatée sur la même digue 1 km plus en amont et, dès le 5 février, les agents de l’EP Loire ont été prévenus de leur aggravation. Face au niveau élevé de la Loire et avec des conditions d’accès et de sécurité non réunies pour permettre une intervention d’urgence, une alerte pour évacuation préventive a été faite auprès des riverains.

La prise en compte des désordres apparus lors de cette crue a été intégrée dans l’étude initiée fin 2019, afin, pour cette digue, de dimensionner les travaux de confortement à long terme et de déterminer les travaux à mener en urgence.

CALENDRIER DES TRAVAUX
Fin mai 2021 (durée 3 jours)
Sur les zones de fuites apparues le 5 février, travaux (secteur 1) permettant de recharger ponctuellement le pied de talus et chemin de service avec des matériaux filtrant et drainant sur les zones de fuite en amont de la Touchetterie, ainsi que de sécuriser la fuite à la jonction avec l’ouvrage des portes de la Touchetterie.
A l’été
Sur le mur des grandes plaines (secteur 3) où les joints dégradés laissaient passer l’eau, une entreprise pourrait intervenir pour les remplacer, mettre en place des clapets anti-retour au niveau des barbacanes et installer un appareil de mesure de la fissure (secteur 2) située sur le mur au niveau de l’ancienne sablière.
A l’automne
Un confortement plus pérenne traitant l’ensemble des 500 mètres à l’amont des portes de la Touchetterie (secteur 1) pourra être traité par la recharge du chemin en pied de talus côté val protégé.
A court et moyen terme
Des travaux plus lourds et plus structurants sur le site de l’ancienne sablière (secteur 2) pourraient être programmés en fonction de l’évolution constatée du désordre (écartement de la fissure et du basculement) sur le mur digue.

La population locale sera tenue informée de l’avancement des études et des décisions prises en terme de programmation de travaux par les communes et les EPCI (Loire Layon Aubance et Angers Loire Métropole), au titre de la gestion de cet ouvrage de protection.

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PAS DE REPIT POUR LES BARRAGES DE NAUSSAC ET VILLEREST

Après un hiver et un début de printemps particulièrement secs, avec des niveaux d’eau très faibles comparables à un étiage estival pour certains, le barrage de Naussac, en Lozère, a dû intervenir par deux fois fin avril afin de soutenir les débits de l’Allier. Le barrage de Villerest, dans le département de la Loire, a quant à lui maintenu ponctuellement le débit au pied de l’ouvrage. Cependant, les fortes précipitations des 10 et 11 mai ont redistribué les cartes. Explications.

Le 10 mai, un épisode pluvieux venant de l’ouest s’est généralisé et accentué sur les hauts bassins de l’Allier et de la Loire. Les précipitations se sont ensuite décalées vers l’est de la France en laissant derrière elles un régime d’averses.

Un cumul de pluie supérieur à 50 mm en 24 heures a été observé sur plusieurs pluviomètres, ce qui a déclenché une alerte. Les prévisionnistes en astreinte se sont alors mobilisés à Orléans pour analyser la situation au barrage de Villerest et gérer l’ouvrage en conséquence. Celui-ci est donc passé en gestion de « Risque de crue ». Conformément à ce que prévoit le règlement d’eau de l’ouvrage dans un tel cas, la gestion a consisté à maintenir le niveau d’eau (cote) dans la retenue, en restituant à l’aval du barrage des débits équivalents à ceux arrivant de l’amont. Ainsi il s’est agi de faire transiter cette petite crue sans modifier son débit maximum de 600 m3/s (le barrage ayant vocation à écrêter les crues de débits supérieurs à 1.000 m3/s). La retenue de Villerest comptait quelque 120 millions de m3, soit le volume réglementaire en mai.
Côté Allier, le débit au niveau de Naussac est passé de 2 m3/s avant l’évènement à plus de 50 m3/s au plus fort de l’épisode. Les conditions réglementaires étant réunies, il a été possible de pomper de l’eau dans l’Allier pour augmenter le volume dans la retenue en vue de la campagne d’étiage future. Ainsi entre le 9 et 25 mai, la cote au barrage de Naussac a augmenté de plus d’1,5 m et son volume est passé d’environ 160 à 175 Mm3 (94% par rapport au remplissage maximal).

Le 1er juin, les cotes maximum réglementaires dans les retenues de Villerest et Naussac augmentent. Si les conditions météorologiques le permettent, les deux ouvrages accroîtront leurs stocks d’eau afin de conforter le soutien d’étiage de la Loire et de l’Allier, dans le but de concilier au mieux la satisfaction des usages de l’eau et les besoins des milieux naturels.


Il est par ailleurs à noter que pour anticiper les enjeux de demain face aux impacts du changement climatique et renforcer le dialogue avec les usagers bénéficiaires, l’Etablissement a réalisé une évaluation des bénéfices socio-économiques du soutien d’étiage de l’Allier et de la Loire par les barrages de Naussac et Villerest. L’année 2019, année de soutien d’étiage important, a été choisie comme référence.

L’étude a caractérisé les enjeux socio-économiques pouvant être affectés par le manque d’eau, puis évalué les bénéfices du soutien d’étiage pour chacun d’eux. Un livret de vulgarisation restitue et illustre de manière simple les différents enseignements de l’étude.

Vers un contrat territorial et un contrat vert et bleu pour le Val d’Allier alluvial

Les 17 et 18 mai derniers, l’Établissement public Loire a organisé une série de 4 réunions pour permettre aux acteurs du territoire de construire collectivement la stratégie du futur contrat territorial et contrat vert et bleu.

Les temps de présentation, assurés par la cellule d’animation du contrat et par le bureau d’études Géonat, ont permis d’informer les acteurs locaux sur la démarche d’élaboration des deux contrats et sur les premières pistes stratégiques identifiées au regard des conclusions de l’état des lieux.

Les participants ont pu partager leur connaissance du val d’Allier alluvial et de ses enjeux, à la fois par le biais d’un travail d’identification des secteurs prioritaires sur cartes, puis par des échanges sur les enjeux et objectifs clés du territoire.

Ce travail sera par la suite affiné et une hiérarchisation des enjeux et objectifs sera amorcée lors de tables rondes thématiques prévues les 2 et 3 juin.

Bénéfices socio-économiques du soutien d’étiage

Les barrages de Naussac et Villerest, dont l’Etablissement public Loire est propriétaire et gestionnaire, apportent une contribution essentielle à la réalimentation en eau de l’Allier et de la Loire.

A l’issue d’un soutien d’étiage particulièrement important en 2019, l’Etablissement a souhaité en évaluer les impacts socio-économiques, pour cette année particulière qui a constitué une nouvelle référence en matière de gestion du soutien d’étiage depuis la mise en service des deux ouvrages.

Consultez le livret de vulgarisation des principaux résultats, et pour en savoir plus le rapport complet

COMITE SYNDICAL DU 10 MARS 2021

Le Comité syndical, présidé par Daniel Fréchet, s’est tenu le 10 mars à Orléans. Compte tenu du contexte sanitaire, la participation à distance a été privilégiée.

Du point de vue institutionnel, il a accueillli favorablement deux nouvelles demandes d’adhésion d’EPCI : Baugeois Vallée (49) et Chinon Vienne et Loire (37).

Pour la partie financière, on retiendra principalement le vote, à l’unanimité, du compte administratif 2020 et du budget supplémentaire 2021, n’entraînant pas d’appel à contribution ni à redevance complémentaire.

Les délégué.e.s ont pris connaissance de l’évolution des indicateurs de suivi administratif, budgétaire et financier ainsi que du bilan social 2020.

S’agissant du volet opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, l’évaluation et la gestion des risques d’inondations, ainsi que l’aménagement et la gestion des eaux.

A noter enfin la présentation de la Rétrospective des Rendez-vous 2020.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, le diaporama, l’ensemble des délibérations  ainsi que le dossier de séance point par point (Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ; Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 14bis ; Pt 15 ; Pt 16)

Suivi de l’anguille sur le bassin du Cher

Pour répondre aux enjeux environnementaux et aux objectifs du SAGE Cher aval, l’Etablissement public Loire a mis en place entre 2016 et 2018 un suivi de 3 espèces de poissons migrateurs (alose, lamproie, anguille) sur l’aval du Cher.

Pour l’anguille, une approche spécifique et novatrice a été développée. Testée en 2016 et 2017 sur le Cher aval, il a été décidé d’étendre en 2019 et 2020 ce suivi à l’axe Cher et l’aval de ses principaux affluents.

Cette démarche vise 4 objectifs :

  • Quantifier et cartographier la répartition de l’anguille sur le bassin du Cher
  • Analyser les facteurs influençant la répartition de l’espèce et évaluer l’effet des ouvrages hydrauliques
  • Evaluer les gains post-restauration de la continuité écologique et prioriser les interventions
  • Contribuer aux objectifs des SAGE, du SDAGE et du PLAGEPOMI.

Ce projet réalisée dans le cadre de l’appel à projet « Migrateurs » de la DREAL, bénéficie de financement de l’Europe, de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, de la Région Centre-Val de Loire et des Départements d’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et du Cher. 


>>> Pour aller plus loin

GESTION DE DIGUES EN PERIODE DE CRUE : PASSAGE à L’ACTION EN LOIRE AVAL

Dans le cadre de sa gestion de près de 60 km de digues de protection contre les inondations en Loire aval (déléguée par Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté depuis juin 2019), l’Etablissement public Loire assure notamment l’appui technique des collectivités pour la surveillance de leurs ouvrages en période de crue. Les procédures de surveillance ont été élaborées pour chaque digue dans le cadre de la rédaction des documents d’organisation et de consignes de gestion en toutes circonstances. La formation des agents des collectivités concernées mobilisés pour la surveillance a ensuite été réalisée, en prévision de la période de hautes eaux. Ces sessions de formation, avec mise en situation sur le terrain, ont été mises à profit dès cette année, avec le passage d’une crue en Loire aval à partir de fin janvier. En effet, la surveillance qui a dû être activée a permis de détecter rapidement l’apparition de plusieurs désordres graves sur les digues, provoqués par la montée des eaux. Ces derniers ont pu être traités en urgence par les agents de l’Etablissement 7j/7, en étroite collaboration avec leurs collègues et les élus des collectivités, ainsi que les services de l’Etat concernés.

Téléchargez le communiqué de presse.

COMITE SYNDICAL DU 10 DECEMBRE 2020

Le Comité syndical, présidé par Daniel Fréchet, s’est tenu le 10 décembre à Orléans. Compte tenu du contexte sanitaire, la participation à distance a été privilégiée.

Du point de vue institutionnel, il a été procédé à l’actualisation de la liste des délégué.e.s à l’Etablissement, suite à la désignation de ceux de Moulins Communauté, l’Agglomération du Puy en Velay et Territoires Vendômois.

Pour la partie financière, on retiendra principalement le vote du budget primitif 2021. Egalement celui de la décision modificative n° 4, n’entraînant pas d’appel à contribution ni à redevance complémentaire.

A cet égard, les délégué.e.s ont pris connaissance du compte rendu de la réunion de la Commission des usagers du soutien d’étiage du 25 novembre 2020.

S’agissant du volet opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, l’évaluation et la gestion des risques d’inondations, ainsi que l’aménagement et la gestion des eaux.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, l’ensemble des délibérations  ainsi que le dossier de séance point par point (Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ; Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15 ; Pt 16)

Zones humides : les inventorier pour mieux les préserver

Dans le cadre de la mise en œuvre des 10 Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux dont il assure le portage, l’Etablissement public Loire conduit depuis plusieurs années des inventaires de zones humides afin d’améliorer leur connaissance et de les préserver de toute dégradation future.

Les zones humides, de typologies très variées, restent aujourd’hui menacées par les activités anthropiques (50% des surfaces ont disparu en France entre 1950 et 1990) au détriment des fonctions (hydrologique, écologique, physiques et biogéochimiques) et services (approvisionnement, régulation des écoulements, culturels et sociaux) qu’elles peuvent assurer et rendre. Afin d’améliorer la connaissance de ce patrimoine naturel et de le préserver, les Commissions locales de l’eau ont affirmé le caractère prioritaire des inventaires de terrain.

Afin d’assurer une certaine homogénéité dans la réalisation de prospections utilisables à l’échelle locale et nationale, de ne pas tarder dans leur mise en œuvre et de faire des économies d’échelle sur le coût associé, l’Etablissement a engagé depuis 2013 plusieurs inventaires avec comme autre objectif d’apporter une information la plus exhaustive sans toutefois aller jusqu’à délimiter ces milieux au sens réglementaire (Arrêtés de juin 2008 et d’octobre 2009).

Ainsi, en termes de méthodologie, le protocole proposé est adapté à la superficie du territoire à inventorier et se base préférentiellement sur la présence d’une végétation hygrophile, les sondages pédologiques s’inscrivant comme un complément à l’analyse floristique et n’intervenant que si cette dernière s’avère insuffisante. Ces inventaires, réalisés en régie ou externalisés, associent largement les acteurs locaux (élus et techniciens communaux, agriculteurs, sylviculteurs, représentants d’associations environnementalistes, etc.) afin de partager les résultats et de faciliter leur appropriation ainsi que leur intégration dans les documents d’urbanisme.

Fin 2020, ce sont près de 550 territoires communaux qui auront été prospectés dans le cadre des initiatives lancées par l’Etablissement, soit un peu plus de 10% des communes du bassin de la Loire et ses affluents. Ce nombre devrait être porté à plus de 700 d’ici un an. Afin de mettre à disposition de tous les acteurs, les limites géographiques et les principales caractéristiques de ces zones humides inventoriées, une cartographie interactive sera développée et mise en ligne à partir du 2 février 2021, date de la journée mondiale des zones humides.

A cette occasion, sur plusieurs périmètres de SAGE, d’autres actions seront menées par l’Etablissement afin de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux liés à la préservation de ces tourbières, queues d’étangs, marais, prairies humides… Vous pourrez les retrouver dans le cadre du programme d’animations de la prochaine journée mondiale des zones humides.

Dans un contexte de changement climatique, préserver, gérer et restaurer les zones humides constituent de vraies solutions fondées sur la nature qui permettent de répondre en partie aux défis d’une gestion durable de l’eau et de la lutte contre la perte de biodiversité inféodée à ces milieux.

>>> Pour aller plus loin

 

Former pour mieux surveiller ensemble

Dans le cadre de la gestion de près de 60 km de digues de protection contre les inondations, déléguée à l’Etablissement public Loire par plusieurs EPCI de Loire aval et sur l’axe Cher, ce dernier a réalisé, en novembre 2020, deux sessions de formation à destination des agents des collectivités mobilisés pour la surveillance des ouvrages en crue.
Parmi les différentes missions confiées à l’Etablissement, figure en bonne place l’appui technique des collectivités, en période de crue, pour la surveillance de leurs ouvrages. A l’aube de la saison des crues potentielles, la mise en situation était d’actualité.

Afin de renforcer les capacités de surveillance des ouvrages en crue, et en lien étroit avec les EPCI, l’Etablissement assure une formation dédiée, à l’attention des agents des collectivités mobilisés. Les objectifs poursuivis sont multiples et intègrent : une familiarisation avec le vocabulaire relatif aux digues et les différents modes de rupture, le repérage des désordres pouvant affecter l’intégrité de l’ouvrage, l’identification des interlocuteurs et des chaînes de transmission d’information, la connaissance des différents types de travaux d’urgence pouvant être envisagés lors d’un épisode de crue.

Cela consiste également à connaître les équipements de protection individuelle requis, ainsi que les mesures de sécurité à appliquer afin de réaliser cette surveillance dans les meilleures conditions. La formation est complétée par une phase « terrain », lors de laquelle les agents des collectivités se rendent sur site avec un agent de l’Etablissement, afin d’appréhender les spécificités de l’ouvrage, de repérer ses points sensibles et de prendre en main les outils cartographiques. A cette occasion, ils se familiarisent avec l’atlas de surveillance produit par l’Etablissement, afin de pouvoir se repérer sur le terrain et localiser facilement les zones sensibles à surveiller.

L’appui de l’Etablissement passe par ailleurs par la fourniture d’outils et de supports pédagogiques afin de faciliter la surveillance des ouvrages, avec notamment la Fiche Réflexe Visite de surveillance en crue – Relevé des désordres et mesures à prendre et l’atlas de surveillance.

Lors de la formation, l’accent est mis, en tant que de besoin, sur l’adaptation de la réponse en fonction des urgences. Celle-ci comprend ainsi la présentation d’un listing des travaux d’urgence pouvant être réalisés lors d’un épisode de crue en fonction des désordres identifiés et des moyens humains et matériels mobilisables. En effet, ces travaux, qui devront être réalisés dans des situations périlleuses, rapidement et à bon escient, doivent être anticipés autant que possible. Pour ce faire, l’Etablissement aura identifié au préalable, en intégrant les retours d’expériences éventuels des collectivités, les entreprises mobilisables/réquisitionnables (maçonnerie, BTP, élagage, carrières…) et réalisé une cartographie permettant de situer ces entreprises sur le territoire et d’identifier les temps d’interventions nécessaires vis-à-vis de chaque ouvrage.

L’accompagnement des collectivités à la surveillance en période de crue se concrétise également par une astreinte au sein des services de l’Etablissement, avec la mise à disposition d’un agent de 8h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés, pendant la période de l’année la plus à risque (du 1er novembre au 30 juin de chaque année), afin d’assurer en toutes circonstances une continuité de service.

EXPO : Débit or not débit, that is la gestion !

Lâcher ou pas de l’eau, depuis les barrages de Naussac et Villerest pour alimenter l’Allier et la Loire en période de soutien d’étiage, c’est la question que se pose quotidiennement l’Etablissement public Loire, propriétaire et gestionnaire de ces deux ouvrages. Dans une nouvelle exposition grand public, composée de 8 panneaux et présentée sur les quais de la Loire (2 quai du Fort Alleaume à Orléans) du 15 novembre au 15 janvier 2021, il nous explique en quoi cette gestion est essentielle pour les milieux aquatiques et pour les activités humaines. A découvrir au cours d’une balade sur les quais ou derrière son écran.

Clic and visit !

Zoom sur le soutien d’étiage 2020
Après un soutien d’étiage particulièrement important en 2019 (nouvelle année de référence avec le plus grand volume déstocké à partir du barrage de Villerest depuis sa mise en service), celui de 2020 a encore été très conséquent, se situant comme le 6ème en volumes déstockés cumulés des deux lacs-réservoirs, soit 183 Mm3.
Il a été marqué par un été très sec, avec des pics de chaleur importants entre juillet et août. Le Comité de Gestion a revu l’objectif de soutien d’étiage à Gien à la baisse en septembre (ramené à 45 m3/s). Tous les objectifs fixés à l’Etablissement pour le soutien d’étiage de l’Allier et de la Loire ont été atteints cette année encore.

En période de basses eaux, l’eau de l’Allier et la Loire provient de sources naturelles mais également d’une réalimentation. L’exposition décrit ainsi pourquoi et comment leurs niveaux d’eau sont rehaussés, lorsqu’ils sont très faibles, à partir des réserves constituées préalablement dans les lacs-réservoirs de Naussac en Lozère et de Villerest dans le département de la Loire.

On découvre le caractère vital de la gestion des barrages pour ces deux grands cours d’eau, ainsi que les territoires qu’ils traversent, jusqu’à l’estuaire. Sans cette gestion, des secteurs seraient certaines années quasiment à sec, ou à des niveaux qui contraindraient très fortement voire rendraient impossibles les prélèvements pour l’industrie – notamment le refroidissement des centrales nucléaires, l’irrigation, et l’alimentation en eau potable.
L’exposition présente également les modalités prévues pour ajuster les objectifs de gestion, jusqu’à plusieurs fois par période d’étiage, et comment les services de l’Etablissement public Loire élaborent quotidiennement une consigne du débit à lâcher, pour chaque barrage.

La bonne gestion de ces ouvrages, depuis 35 ans, a permis de satisfaire les besoins pour les usages de l’eau et les milieux aquatiques. Pour autant, l’exposition vise aussi à faire prendre conscience de la rareté actuelle et croissante de la ressource en eau dans un contexte de changement climatique, qui nécessite des actions d’adaptation et d’évolution des comportements.

Afin d’être vue par le plus grand nombre, l’exposition est déclinée en visite virtuelle offrant bon nombre de liens permettant aux personnes intéressées d’aller plus loin dans l’information et la réflexion.

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