COMITE SYNDICAL DU 31 OCTOBRE 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 31 octobre dernier à Orléans, sous la présidence de Daniel Fréchet.

Le Rapport annuel d’activité, composé d’un livret retraçant l’essentiel des interventions ayant marqué l’année 2017, et d’une Webkey permettant la connexion automatique au catalogue interactif, a été présenté en séance, préalablement à sa diffusion.

Sur la partie financière, on retiendra l’accord favorable réservé aux propositions formulées dans le cadre du débat d’orientations budgétaires pour 2019, ainsi qu’à la DM3.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la recherche, le développement et l’innovation.

Par ailleurs, le Comité syndical a procédé au vote permettant de vérifier son “consentement préalable” à la demande de retrait du Département du Loiret. A l’issue des débats, le Comité syndical s’est prononcé contre ce retrait.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse,  le diaporama de la séance (ci-dessous) ainsi que l’ensemble des délibérations du 31 octobre 2018.

Implication dans l’inventaire des zones humides

Entre 1960 et 1990, 50% de la surface des zones humides en France ont disparu. Cette régression s’est ensuite limitée avec un renforcement des mesures de protection et de gestion notamment d’habitats naturels d’intérêt communautaire.

Cependant, les zones humides « ordinaires », méconnues, continuent de subir des dégradations au détriment des services qu’elles peuvent rendre tels que soutenir les débits en période d’étiage, filtrer les matières en suspension, transformer et consommer des nutriments et des toxiques, stocker le carbone ou encore constituer des réservoirs de biodiversité.

Inventorier constitue donc un préliminaire à toute action de préservation, restauration, protection et gestion de ces milieux humides. C’est pourquoi, en tant que structure porteuse de SAGE (10 procédures couvrant 31,5% du bassin de la Loire et ses affluents), l’Etablissement public Loire s’est impliqué depuis 10 ans dans la cartographie des zones humides.

Ainsi, dès 2011, dans le cadre de l’élaboration des SAGE Loir, Allier aval, Cher amont et Cher aval, l’Etablissement a engagé des études de pré-localisation des zones humides sur une superficie totale avoisinant 22 700 km². Ces premières investigations, basées sur différentes analyses de données existantes, ont permis de délimiter des enveloppes de probabilité de présence de zones humides pouvant être utilisées comme référentiel de base sans portée réglementaire associée.

Avec l’objectif de délimiter précisément les contours de ces milieux, de caractériser leurs fonctionnalités, de définir des modalités de gestion et de les protéger au travers de leur intégration dans les documents d’urbanisme, des inventaires de terrain ont été menés ou sont en cours de réalisation (4 études en cours) sous maîtrise d’ouvrage de l’Etablissement. A terme, ce sont près de 5 600 km² qui auront été prospectés, soit l’équivalent de la surface du département de l’Ardèche ou de celui de la Creuse.

Enfin sur ces territoires, dans le cadre de ses réflexions sur la gestion intégrée des risques d’inondation, l’Établissement valorise les résultats de ces analyses des services hydrologiques rendus par ces zones humides situées dans les champs d’expansion de crues.

En termes d’échanges d’expériences et de transfert de savoir-faire, il peut être fait mention également de la journée consacrée au thème des zones humides (gestion, évolutions règlementaires et services écosystémiques), organisée le 19 novembre dernier par l’Etablissement, dans le cadre de sa REVue de projets scientifiques et techniques au service de la gestion intégrée du bassin de la Loire et ses affluents.

L’implication de l’Etablissement vise ainsi à mieux connaître les zones humides et leurs services rendus notamment en termes de prévention des risques d’inondation et de sécheresse, afin de les intégrer comme éléments de solution aussi bien à court terme qu’en anticipation et adaptation aux impacts du changement climatique.

Pour aller plus loin : https://www.eptb-loire.fr/category/amenagement-et-gestion-des-eaux
https://www.eptb-loire.fr/impacts-changement-climatique-territoires-sage
bibliocom.eptb-loire.fr

PROJET D’AMENAGEMENT D’INTERET COMMUN (PAIC) DES INFRASTRUCTURES DE PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS

>>> Téléchargez l’Actu’Digues

 

Avec un cadre d’intervention en restructuration, pour ce qui concerne à la fois l’organisation territoriale et celle de politiques publiques telles que la gestion de l’eau et des risques naturels associés, dans un contexte marqué de surcroît par de fortes incertitudes, ne serait-ce que pour ce qui concerne l’appréciation pour le bassin fluvial des impacts des changements climatiques en termes d’inondations comme de sécheresses, l’Etablissement public Loire a pris l’initiative en octobre 2015 d’une analyse d’opportunité et de faisabilité d’un projet d’aménagement d’intérêt commun (PAIC) pour les ouvrages de protection sur l’ensemble du bassin fluvial.

>>> Téléchargez l’analyse

Une réunion technique de restitution des résultats de cette analyse, à destination des collectivités concernées, a été organisée le 30 mars 2017 à Orléans dans les locaux de l’Etablissement. Plus de 40 personnes ont participé à ce temps d’échange visant à apporter des éléments de réponse concrets aux interrogations que suscite la prise de la compétence GEMAPI en matière de gestion de systèmes d’endiguement.

En termes d’actualité, il est signalé la présentation du 23 mai 2018, à l’attention des élus des collectivités membres de l’Etablissement sur la gestion « déléguée » de systèmes d’endiguement ou encore de zones d’expansion de crues, telle que configurée dans le  PAIC en cours de co-construction.

>>> Téléchargez la présentation

Pour mémoire, le travail de co-construction du PAIC a été engagé en 2017 avec l’organisation de réunions techniques de concertation sur la gestion des ouvrages de protection, avec les EPCI-FP concernés et les services de l’Etat, en proximité sur les territoire.

  • sur l’axe Cher (6 EPCI concernés), le 11 mai et le 11 octobre 2017 à la Communauté de Communes Vierzon-Sologne-Berry
  • sur l’axe Allier (5 EPCI concernés), le 15 mai et le 4 octobre 2017 à Vichy Communauté
  • sur l’axe Loire amont, dans sa partie du Puy-en-Velay à Roanne (8 EPCI concernés), le 31 mai et le 3 octobre 2017 à Roannais Agglomération ; et dans sa partie de l’aval de Roanne à Nevers (7 EPCI concernés), le 15 juin et le 4 octobre 2017 à Digoin
  • sur l’axe Loire aval, dans sa partie de Nantes à Langeais (9 EPCI concernés), le 2 juin  et le 9 octobre 2017 à Angers Loire Métropole.

Par ailleurs, les services de l’Etablissement ont été associés à trois réunions concernant l’axe Loire moyenne, organisées par la DREAL Centre-Val de Loire dans le cadre de la mission d’appui technique de bassin, pour évoquer la gestion des digues domaniales. A cette occasion, l’Etablissement a assuré une présentation synthétique de l’avancement de la co-construction du PAIC :

  • sur le secteur Blois-Tours (6 EPCI concernés), le 23 juin 2017 à la Préfecture d’Indre-et-Loire
  • sur le secteur Tours-Angers (8 EPCI concernés), le 30 juin 2017 à Saumur
  • sur le secteur des Départements du Cher et de la Nièvre (4 EPCI concernés), le 3 juillet 2017 à Herry (18)

En complément et afin de poursuivre le dialogue de co-construction engagé dans le cadre de ces réunions, l’Etablissement a organisé une rencontre le 6 novembre 2017 à Léré sur le secteur Nièvre-Cher-Giennois. Celle-ci a été également l’occasion de présenter le projet de PAPI sur ce territoire.

Environ 900 km de digues sur le bassin de la Loire et ses affluents contribuent aujourd’hui à la protection contre les inondations. Mais que peut-on dire des impacts du changement climatique sur ces ouvrages pour lesquels les investissements s’inscrivent dans la durée ? Le travail réalisé par l’Etablissement au 1er semestre 2018 a permis de fournir d’une part une première analyse de la question des impacts du changement climatique sur la gestion des infrastructures de protection contre les inondations sur le bassin fluvial, et d’autre part une proposition de feuille de route recensant et hiérarchisant des recommandations et des actions qui pourraient être mise en œuvre. Ce travail réalisé en partenariat s’inscrit parmi les initiatives de l’Etablissement pour intégrer les connaissances liées aux impacts du changement climatique de manière opérationnelle dans ses missions .

>>> Téléchargez le rapport

Dans le registre de l’appui technique  à l’identification de voies d’actions susceptibles d’être empruntées par les collectivités, en fonction des problématiques auxquelles elles sont confrontées, il est à noter l’analyse technique de mise en œuvre de la solution digue amovible. L’Etablissement a été amené à considérer le rôle susceptible d’être joué par cette dernière notamment dans le cadre d’études de vals de la Loire ou encore de ses affluents. Dans le prolongement des conclusions dégagées alors, et en lien avec la mise en œuvre des SLGRI pour la protection des secteurs à enjeux forts inondables, un travail réalisé par l’Etablissement au 1er semestre 2018 a permis, d’une part, d’actualiser les solutions techniques et de recueillir les retours d’expériences sur leur utilisation, d’autre part, de considérer les potentialités d’application de la solution digue amovible sur 11 sites du bassin.

C’est une approche du type design des politiques publiques qui a été retenue par l’Etablissement pour avancer dans la préfiguration, dès 2018, de ce que pourrait être un scénario d’organisation au niveau du bassin fluvial, en lien plus particulièrement avec la perspective d’un déploiement de plateformes d’appui de proximité pour la gestion déléguée à l’Etablissement de systèmes d’endiguement. A l’issue d’un processus créatif et collaboratif, s’apparentant à un jeu de rôles permettant à chacun de se mettre en situation, l’atelier de co-construction a permis de faire émerger 3 scenarii présentant une forte complémentarité dans leur échelonnement et dans le caractère progressif de leur déploiement, avec une montée en charge permettant de passer d’ici à 2024 de « référents » à des « antennes » puis aux « plateformes » de proximité.

Embarquez pour une semaine de REV : Eléments de restitution

L’Etablissement public Loire vous a proposé d’embarquer pour une semaine de REV, REVue de projets scientifiques et techniques au service de la gestion intégrée du bassin de la Loire et ses affluents, du 19 au 22 novembre 2018, à Orléans (>> version imprimable du programme)

Eléments de restitution

19 novembre 

 » Plongée en zones humides  »
(Zones humides : gestion, évolutions règlementaires et services écosystémiques)

Gestion et évolutions règlementaires

L’obligation réelle environnementale (ORE)Julie BABIN, Fédération des Conservatoires d’espaces naturels (FCEN)

 

ORACLE : Observatoire des Règlements et de l’Activité des CLE Sophie LIZIARD, École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, Laboratoire GEST

 

Cartographie des zones humides potentielles à partir d’une approche multicritères topo-climatiquePierre-Olivier MAZAGOL et Céline SACCA, Université Jean Monnet de Saint-Etienne, Laboratoire EVS

 

Phytosociologie comme outil d’évaluation écologique et patrimoniale des zones humides : exemple de la cartographie paysagère des zones humides du MorvanGaël CAUSSE, Conservatoire botanique national du Bassin parisien

 

FUSEAU : Le Foncier et ses Usages comme Socle de la construction collective de la protection des ressources et des miliEux AquatiqUes – Tina RAMBONILAZA, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA)

 

Services écosystémiques

Inventaire participatif des zones humides et proposition d’une stratégie d’intervention pour leur protection, préservation, restauration (SAGE Loire amont) Valérie BADIOU, Etablissement public Loire

 

Evaluation française des milieux humides et aquatiques continentaux et de leurs services écosystémiquesJérémy DEVAUX, Ministère de la Transition écologique et solidaire, Commissariat Général au Développement Durable

 

Pratiques de la séquence ERC en zones humides : zoom en Seine-Normandie Johanna VAN HERRENTHALS, Association française des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB)

 

Méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humidesGuillaume GAYET, Muséum national d’Histoire naturelle, UMS PatriNat

 

Réseau européen sur la connaissance et la gestion des ripisylvesSimon DUFOUR, Université de Rennes, Laboratoire LETG

20 novembre
 » Destination Sécheresse  »
Sécheresse : usages/pratiques et gestion des étiages

 Usages et pratiques

Gestion quantitative de la ressource en eau : comment concilier les enjeux d’usage et de biodiversité, Philippe BARAN – ECOGEA

 

Débits « écologiques » : une démarche de consensus basée sur la comparaison de scenarios, Nicolas LAMOUROUX – IRSTEA

 

AGORA, Assemblée pour une Gouvernance Opérationnelle de la Ressource en eau et des AquifèresChristel FRANCART, Conseil régional PACA

 

Analyse de la gestion de la sécheresse en PACA – Etat des lieux, Michel ESPINASSE, DREAL PACA

 

DRIDANUBE – Drought Risk in the Danube Region, Andreja SUŠNIK – Slovenian Environment Agency

 

Gestion des étiages

Gestion des étiages de la Loire et de l’Allier, Mamy TOMBOZAFY, Etablissement public Loire

 

Gestion de l’étiage dans le Loiret, Laura ETIENNE – DDT du Loiret

 

 

Gestion des étiages de l’Ebre, Espagne, Rogelio GALVAN PLAZA – Confédération hydrographique de l’Ebre

 

AGUAMOD, plateforme intégrée des ressources en eau en période d’étiage, José Miguel SANCHEZ PEREZ – Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT), Laboratoire EcoLab

 

Wimes : Un outil d’aide à la décision pour la gestion dynamique de la ressource en eau, Fabrice CEBRON – BRLi

 

21 novembre
Atelier découverte de la GPI
(Gestion Patrimoniale des Infrastructures)

Cet atelier vise à mettre en évidence les principales composantes du « patrimoine » que constitue une infrastructure interrégionale de protection contre les inondations du type de celle sur le bassin de la Loire et ses affluents, et par voie de conséquence la valeur qui s’y attache (au sens communément retenu par la doctrine de « Built/Social/Natural Capital »).

L’idée est d’intégrer l’ensemble des approches nécessaires (physiques, techniques, administratives, juridiques, économiques, financières, environnementales, sociales, etc.) pour pouvoir apporter les éléments de réponse appropriée, en termes stratégiques comme économiques ou de gestion de ce patrimoine.

Un raisonnement par analogie avec la gestion d’autres grands projets ou réseaux d’infrastructures soulevant des problématiques voisines sera également abordé.

Les échanges ont vocation à contribuer à la définition d’un cadre de recherche pour un post-doctorant dont la mission intègrerait également, dès 2019, la définition exhaustive des missions identifiées au titre de la gestion des infrastructures de protection contre les inondations, en y associant la cartographie des compétences nécessaires à l’accomplissement de l’intégralité de ces missions, ainsi qu’une typologie des métiers correspondants le cas échéant. Et par surcroît, proposer des éléments de classification de ces compétences/métiers, selon leur caractère « indispensable » ou simplement « utile ».

Corinne CURT, IRSTEA, Laure SEMBLAT, FNCCR, Yasmina BOUSSAFIR, IFSTTAR et Yves LE GAT, IRSTEA sont intervenus au cours de cet atelier.

  

22 novembre 2018
DisCo’Loire 2018

Dialogues sur les sciences comportementales et la gestion d’un bassin fluvial

Cette 2ème édition de DisCo’Loire se veut être une actualisation de la réflexion sur l’apport des sciences comportementales pour la conception et la mise en œuvre de la gestion intégrée de l’eau et des risques associés (sécheresse, inondations…) à l’échelle d’un bassin fluvial.

La journée sera jalonnée de présentations de chercheurs et praticiens des sciences comportementales appliquées aux politiques publiques. L’objectif est de générer des échanges pouvant faire émerger des solutions applicables aux problématiques qui touchent les gestionnaires de bassin fluvial.

L’importance de l’expérimentation et la mesure d’impact dans le cadre de l’application des sciences comportementales aux politiques publiques, Camille ROZIER, co-fondatrice de Chiasma, chercheuse en neurosciences et consultante dans l’application des sciences comportementales

 

Les difficultés à la mise en place de mécanismes incitatifs pour la gestion d’une ressource commune, Stéphane ROBIN, Université Grenoble Alpes. Les difficultés à la mise en place de mécanismes incitatifs pour la gestion d’une ressource commune. Ses recherches portent sur le design des mécanismes économiques, l’économie comportementale et l’économie expérimentale. Il s’intéresse à l’utilisation de la méthode expérimentale comme outil pédagogique, notamment dans le champ de la consommation énergétique

 

Incentiviser les comportements pro-environnementaux, Denis HILTON, Université de Toulouse. Ses centres d’intérêt portent sur la cognition sociale, le raisonnement, le jugement et la prise de décision, et l’économie expérimentale, notamment en matière d’achat éco-responsables

 

Le riverain acteur de sa sécurité face à l’inondation ? Entre mythe et réalité, Béatrice GISCLARD, Université d’Avignon et des pays de Vaucluse

 

Sciences Cognitives et Société, Thibaud GRIESSINGER, chercheur et consultant en sciences comportementales appliquées à la problématique de la transition écologique, co-fondateur du collectif de chercheur.se.s Scalp!

 

Les Nudges au service des gestes éco-responsables, Coralie DAMAY, ISC Paris, enseignant chercheur en sciences de gestion. Ses recherches portent sur le comportement du consommateur, et plus spécifiquement sur l’enfant consommateur, la perception de la valeur, les alternatives à la possession et les gestes éco-responsables.

 

Le nudge, outil de la smart city : vers une gestion intelligente de l’eau par les citoyens, Sara LAURENT, Université de Montpellier, doctorante en marketing

Chaque session est structurée autour d’une problématique, abordée à travers les contributions complémentaires aussi bien de la communauté scientifique (particulièrement de jeunes chercheurs), que d’opérateurs et acteurs témoignant d’actions mises en œuvre et de retours d’expérience concrets, y compris hors bassin de la Loire et ses affluents.

Les échanges sont favorisés par une place importante (au moins 1/3 du temps) réservée au dialogue entre participants et intervenants.

Bibio’com à consommer sans modération

Parce que sensibiliser, informer c’est bon pour la santé des cours d’eau et des milieux aquatiques, l’Etablissement vient de mettre en ligne un site internet, bibliocom.eptb-loire.fr, véritable bibliothèque numérique des produits de communication des SAGE portés par l’Etablissement public Loire.

L’ensemble de ces produits référencés sont consultables et téléchargeables gratuitement.

Ressourcez-vous,
c’est à consommer sans modération !

COMITE SYNDICAL DU 4 JUILLET 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 4 juillet dernier à Orléans,
sous la présidence de Daniel FRÉCHET.

Pour la partie financière, on retiendra le vote à l’unanimité de la Décision Modificative n°2, n’entraînant pas d’appel à contributions ni à redevance complémentaire.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la valorisation du patrimoine.

Par ailleurs, au vu des évènements marquants et dévastateurs ayant touché
l’ouest de la France en mai et juin dernier, le Président, au nom de l’ensemble
des délégués, a souhaité adresser un message de solidarité aux collectivités
concernées des départements de la Loire-Atlantique, de la Mayenne, de la
Sarthe, du Maine-et-Loire et de l’Indre-et-Loire.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse,  le diaporama de la séance (ci-dessous) ainsi que l’ensemble des délibérations du 4 juillet.

COMITE SYNDICAL DU 14 MARS 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 14 mars à Orléans, sous la présidence de Daniel FRÉCHET.

Pour la partie financière, on retiendra les votes du Compte administratif 2017 et du Budget
supplémentaire 2018.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la valorisation du patrimoine.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse,  le diaporama de la séance (ci-dessous) ainsi que l’ensemble des délibérations du 13 décembre.

Téléchargez le dossier de séance point par point :

Ordre du jour ; Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ;  Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15  ; Pt 16 ; Pt 17 ; Pt 18

Eau rare, ô désespoir, ô sécheresse ennemie !

Cliquez sur l’image et visitez l’exposition virtuelle !

Pour la 4ème année consécutive, l’Établissement public Loire propose une exposition en huit panneaux, installés sur les grilles de ses locaux à Orléans. Après une présentation de ses missions (2015), la commémoration de la crue de 1866 (2016), la mobilisation en faveur de l’adaptation aux impacts du changement climatique (2017) ou encore de la préservation du patrimoine inondable (printemps 2018), l’Etablissement consacre cette 5ème exposition à la problématique de la sécheresse sur le bassin de la Loire et ses affluents.

Un choix qui ne doit rien au hasard. S’il est connu de longue date, le risque sécheresse s’avère particulièrement prégnant aujourd’hui et devrait être accentué par le changement climatique. Sa prise en considération a rang de priorité dans les missions de l’Etablissement public Loire, qui agit depuis plus de 35 ans en faveur de la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau à l’échelle du bassin (gestion des réserves d’eau stratégiques de Naussac et de Villerest, études et animations territorialisées pour concilier les besoins des différents usages de l’eau et des milieux, anticipation des effets du changement climatique, etc.). D’où le parti pris de sensibiliser largement sur ce phénomène aux conséquences lourdes, ainsi que sur l’éventail de solutions disponibles, à commencer par la prévention.

En cette fin d’été, alors que le débit des rivières reste au plus bas et que diverses restrictions de consommation d’eau ont été prises dans un grand nombre de départements du bassin fluvial, force est de constater que la sécheresse est au coeur de l’actualité.

Une possibilité de pénurie d’eau
Le changement climatique devrait augmenter la probabilité des risques climatiques extrêmes, notamment les sécheresses. Leur gestion constitue donc un enjeu de politique publique pour l’ensemble du bassin de la Loire et ses affluents. Un approvisionnement adapté étant nécessaire au quotidien, il convient de s’atteler à deux tâches : économiser l’eau le plus possible et gérer au mieux les ressources disponibles.

Une indispensable solidarité amont-aval
L’Etablissement est propriétaire et gestionnaire de 2 barrages structurants pour la gestion de la ressource en eau sur le bassin fluvial : Naussac en Lozère, pour les étiages de l’Allier et de la Loire ; Villerest, dans le département de la Loire, pour ceux de la Loire. Afin de limiter les effets du manque d’eau (sécheresse hydrologique), un stockage est réalisé en amont en hiver. Il permet une réalimentation vers l’aval en période de basses eaux. Le soutien apporté par les deux retenues peut s’avérer très important, les débits naturels de la Loire et de l’Allier pouvant descendre à des niveaux très bas. En certains points de ces axes «réalimentés», c’est alors la quasi-totalité de l’eau qui est apportée par les barrages.

Un éventail de solutions
Des actions concrètes et complémentaires sont mises en œuvre, entre autres par les collectivités et les acteurs économiques. En même temps, chacun à son niveau, en modifiant ses habitudes, peut continuer à agir pour économiser l’eau.

Sur demande possibilité de mise à disposition de l’exposition sur bâche.

Téléchargez les 8 panneaux (.pdf)

Réduction de vulnérabilité des biens patrimoniaux

 Visitez l’exposition « Patrimoine inondable : biens protégés, héritage préservé » !

Téléchargez le communiqué de presse !

Un livret de présentation de l’initiative menée sur le bassin de la Loire et ses affluents est proposé depuis juillet 2017 aux propriétaires de biens culturels vulnérables. Son objectif est de les sensibiliser aux risques d’inondation qu’ils pourraient subir.
Il vise plus largement les gestionnaires du risque inondation et du patrimoine culturel afin d’accompagner l’intégration de cette problématique dans leurs interventions opérationnelles. Ce document s’inscrit en effet en lien avec l’implication de l’Etablissement dans l’élaboration ou la mise en œuvre des stratégies locales de gestion du risque inondation (SLGRI) sur le bassin de la Loire et ses affluents.poster_patrimoineLa réduction de la vulnérabilité des biens culturels patrimoniaux sur le bassin de la Loire et ses affluents a consisté, en 2015, d’une part, à mettre en place une méthode d’inventaire du patrimoine exposé au risque d’inondation ; et, d’autre part, mettre à disposition des gestionnaires un outil d’autodiagnostic de vulnérabilité, cet outil a été testé sur plusieurs sites patrimoniaux à Angers (49), La Riche (37) et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (45). Depuis le début de l’année 2016, le recensement sur patrimoine se déploie sur l’ensemble du périmètre de 6 territoires à risque important d’inondation (TRI) sur le bassin de la Loire et ses affluents. Une liste qualifiée des biens et sites exposés sera disponible dans les prochaines semaines. patrimoine_couv_previrisqEn parallèle, des autodiagnostics supplémentaires vont venir compléter le panel représentatif d’enjeux patrimoniaux.L’objectif final est de livrer aux gestionnaires de sites ou de biens patrimoniaux une méthode opérationnelle et robuste d’évaluation de leur vulnérabilité au risque inondation et apporter des indications et conseils, souvent d’ordre organisationnel, afin de réduire celle-ci. Plus stratégiquement, le résultat de ce travail a également vocation à s’intégrer aux stratégies locales de gestion du risque inondation (SLGRI) puisque ces dernières doivent développer un volet sur la gestion de crise, traitant notamment de la vulnérabilité du patrimoine culturel et historique en zone inondable, ainsi que des mesures à prendre en la matière. (ENG)Mention spéciale 2016 pour l’action en faveur des biens culturels patrimoniaux. L’Etablissement s’est vu décerner un prix spécial du jury pour son action en faveur de la réduction de la vulnérabilité aux inondationIMG_3774_diplome_previrisqs du patrimoine culturel. Ce prix a été remis par l’Association Française des Etablissements Publics Territoriaux de Bassin (AFEPTB) et le Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer en clôture des Ateliers PREVIRISQ INONDATIONS 2016 qui se sont déroulés à Lyon le 17 octobre dernier.       

Contexte

Plaq1_patrimoine_historiqueEntre 2001 et 2003, en lien avec la DRAC Centre, l’Etablissement public Loire a conduit un travail d’inventaire du patrimoine culturel inondable de la Loire moyenne.

Les résultats de cette étude ont fait l’objet de nombreuses restitutions. Ils ont également été présentés de manière synthétique dans un dépliant « dédié », qui a fait l’objet d’une large diffusion.

 

 

Par ailleurs, dans le cadre du Forum Loire et affluents au cœur de l’Europe des fleuves qu’il a organisé en décembre 2014, l’Etablissement public Loire a consacré tout un atelier à la question de la « Réduction de la vulnérabilité du patrimoine culturel (au risque inondation), dans un contexte d’adaptation au changement climatique ».

L’intégralité des présentations effectuées sont accessibles en ligne.

 

La directive « inondation » d’octobre 2007 vise notamment et explicitement à réduire les conséquences négatives liées aux inondations sur le patrimoine culturel, en établissant un cadre pour l’évaluation et la gestion des risques d’inondation. C’est dans ce contexte que des territoires à risque important d’inondation (TRI) ont été identifiés sur le bassin.

Dans le prolongement du travail novateur initié il y a près de 15 ans, l’Etablissement  a souhaité reprendre cette opération en l’élargissant à l’ensemble du bassin de la Loire et ses affluents, également en la ciblant plus particulièrement sur les TRI.

Etant précisé qu’il apporte par ailleurs, depuis septembre 2014, un appui aux collectivités du bassin de la Loire et de ses affluents pour l’élaboration des stratégies locales de gestion du risque d’inondation (ACTU’SLGRI accessible en ligne).

 

Valorisation et témoignage

article_loiretterroirs_patrimoine_inondable

Parmi les publications auxquelles a déjà donné lieu cette opération, on pourra se reporter à l’article publié en fin d’année 2015 dans la revue La Loire et ses terroirs. 

 

 

 

 

Il est à noter également l’interview de Virginie SERNA (Direction générale du Patrimoine, Ministère de la Culture) en lien avec la commémoration de la crue de 1866.

Quelques références bibliographiques pour aller plus loin :

« Protéger le patrimoine culturel contre les catastrophes naturelles », 2007 – Parlement européen
« Gérer les risques de catastrophes pour le patrimoine mondial », 2010 – UNESCO
« Pour un plan Patrimoine culturel et risques majeurs », 2013 – Comité français du Bouclier Bleu
« Patrimoine urbain et risques d’inondation », 2013 – CEREMA
« Gérer le risque pour le patrimoine : prévention et préparation aux situations d’urgence. Des risques au quotidien aux risques majeurs », 2015 – Institut National du Patrimoine

After’Loire : La résilience des territoires aux catastrophes

Le 14 mars dernier, l’Etablissement public Loire organisait son premier After’Loire. Ce nouveau format, en mode afterwork, a vocation à permettre d’échanger, à l’issue de la journée de travail, de façon plus informelle, entre élus, administratifs, scientifiques, journalistes… à partir d’une thématique en lien avec les interventions de l’Etablissement.

Ouvert par Daniel FRÉCHET, Président de l’Etablissement public Loire, ce premier After’loire, consacré à la résilience des territoires face aux catastrophes donnait la parole à Clara VILLAR, co-auteure de l’étude CEREMA, Chef du pôle Plan Rhône, DREAL Auvergne-Rhône-Alpes.

Retrouvez l’ensemble des éléments de restitution (présentation powerpoint et vidéo).

PCA : 27 collectivités accompagnées par l’Etablissement public Loire

27 collectivités, dont 23 services stratégiques accompagnés, une quinzaine d’exercices réalisés avec une implication forte de ces dernières et de leurs partenaires…

L’Etablissement fait le bilan de l’appui qu’il leur a apporté au cours des 2 démarches dans un ACTU’PCA.

 

 

 

 


23 services stratégiques accompagnés par l’Etablissement public Loire.