LA CONTINUITE, ECHO LOGIQUE AUX MILIEUX AQUATIQUES

La continuité écologique, « écho logique» aux milieux aquatiques ? Mais qu’est-ce-que la continuité écologique ? En quoi et pourquoi est-il logique de la préserver, de la restaurer ? C’est la réponse qu’a souhaité apporter l’Etablissement public Loire en partenariat avec l’Agence française pour la biodiversité, au travers une exposition extérieure présentée du 1er juin au 31 août au 2 quai du Fort Alleaume à Orléans, en lien avec l’année internationale du saumon. Un sujet pointu abordé de manière pédagogique et didactique.

Cliquez et Bonne visite !

Pour faire écho à cet enjeu auprès du plus grand nombre, l’expo est également disponible sous forme de bâches sur simple demande. (téléchargement pdf).

SENSIBILISATION AU RISQUE INONDATION SUR LE BASSIN DU LOIR

Environ 25 400 personnes habitent en zone inondable, soit 7% de la population totale du bassin du Loir.

C’est pour sensibiliser au mieux ces publics, que la Commission Locale de l’Eau du SAGE Loir porté par l’Etablissement, a souhaité mettre en place une campagne d’information en s’appuyant notamment sur trois vidéos.

Objectifs : Mieux comprendre la dynamique des cours, connaître les aléas et les enjeux ainsi que les dispositifs de prévention des inondations.

ELECTION DU PRESIDENT

A l’issue de son premier mandat, Daniel FRECHET a été réélu Président de l’Etablissement. Elu de terrain, il a souligné que sa candidature était «une candidature de continuité, de solidarité et de cohérence du bassin», avec pour objecfifs d’optimiser le travail déjà effectué, accroître les mutualisations, accentuer la mobilisation des subventions notamment auprès de l’Europe, renforcer le dialogue avec les partenaires tels que l’Etat et l’Agence de l’eau.

S’agissant du fonctionnement des instances et dans le but de faciliter les échanges et le travail entre élus sur ce vaste bassin fluvial, Daniel FRECHET a proposé la mise en place de trois commissions territoriales (à l’amont, en Loire moyenne et à l’aval), sous la présidence respectivement de : Joseph KUCHNA (Vichy Communauté), assisté de Nathalie ROUSSET (Département de la Haute-Loire) ; Fabrice BOIGARD (Département d’Indre-et-Loire), assisté de Stéphanie ANTON (Ville d’Orléans) ; Jean-Louis DEMOY (Angers Métropole), assisté de Freddy HERVOCHON (Département de Loire-Atlantique).

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, le diaporama présenté en séance, l’ensemble des délibérations du 21 et du 29 mars ainsi que le dossier de séance point par point : Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7  ; Pt 8 ; Pt 9; Pt 10 ; Pt 11 ; Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15 ; Pt 16 ;  Pt 17 ; Pt 18 ; Pt 19 ; Pt 20 ; Pt 21

Etude Hydrologie, Milieux, Usages, Climat pour le Haut-Allier et l’Allier aval

La satisfaction des besoins en eau a été définie comme étant un enjeu essentiel pour les SAGE Allier aval et Haut-Allier. Dans un contexte de changement climatique, et quelle que soit la nature de l’usage (alimentation en eau potable, agriculture, industrie ou encore tourisme), il est indispensable de mettre en place une gestion durable des ressources afin d’anticiper tout conflit d’usage, si des demandes complémentaires venaient amplifier le volume des prélèvements actuels.

Ainsi, les Commissions Locales de l’Eau des SAGE Allier aval et Haut-Allier portés par l’Etablissement public Loire se sont engagées à réaliser une étude globale sur la gestion quantitative (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) à l’échelle de leur territoire.

Cette étude a pour objectifs principaux d’affiner les connaissances sur l’adéquation besoin-ressource, mais également d’estimer les tendances d’évolution climatique, démographique et économique afin d’adapter au mieux la gestion des ressources.

La réunion de lancement de l’étude a eu lieu le 19 mars à Sauxillanges (63)
Le communiqué de presse et le support de présentation relatifs à cette réunion sont accessibles via les liens ci-dessous.
• Communiqué de presse
• Support de présentation

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La première étape de l’étude a consisté à implanter 60 sondes de niveau d’eau afin de suivre les débits pendant les 3 ans à venir. Huit piézomètres ont été également équipés, deux sondes supplémentaires seront mises en place dans les prochaines semaines.
• Carte de localisation des sondes de suivi de niveaux d’eau

Exemples d’équipements (sonde barométrique et sondes de niveau d’eau) :

N.B. : Les sondes sont des équipements fragiles, merci de ne surtout pas les toucher sous peine de modifier complètement les résultats.

Dans le but de préciser les impacts des prélèvements sur les habitats piscicoles, la méthode Estimhab a été retenue (60 stations d’étude sont retenues). Cette méthode nécessite d’effectuer des mesures dans les cours d’eau en basses puis moyennes eaux. Une grande partie des mesures ont pu être réalisées en 2019, mais le terrain a du être arrêté par endroits du fait du contexte hydrologique (passage d’un étiage sévère à un régime ce crue).
• La Méthode Estimhab
• Carte de localisation des stations Estimhab

La collecte des données sur les prélèvements d’eau est en cours (contacts en cours avec les Chambres d’Agriculture, DDT, syndicats d’alimentation en eau potable, principaux industriels). Les informations obtenues serviront à dresser l’état des lieux du territoire qui sera présenté aux commissions inter-SAGE en avril ou mai 2020.

COMITE SYNDICAL DU 12 DECEMBRE 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 12 décembre dernier à Orléans, sous la présidence de Daniel Fréchet.

Sur la partie financière, on retiendra le vote de la DM4, ainsi que du budget 2019.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, la recherche, le développement et l’innovation ainsi que la valorisation du patrimoine.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse, l’ensemble des délibérations du 12 décembre 2018 ainsi que le dossier de séance point par point.

Pt 1; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4 ; Pt 5  ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8  ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11; Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15 ; Pt 16

COMITE SYNDICAL DU 31 OCTOBRE 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 31 octobre dernier à Orléans, sous la présidence de Daniel Fréchet.

Le Rapport annuel d’activité, composé d’un livret retraçant l’essentiel des interventions ayant marqué l’année 2017, et d’une Webkey permettant la connexion automatique au catalogue interactif, a été présenté en séance, préalablement à sa diffusion.

Sur la partie financière, on retiendra l’accord favorable réservé aux propositions formulées dans le cadre du débat d’orientations budgétaires pour 2019, ainsi qu’à la DM3.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la recherche, le développement et l’innovation.

Par ailleurs, le Comité syndical a procédé au vote permettant de vérifier son “consentement préalable” à la demande de retrait du Département du Loiret. A l’issue des débats, le Comité syndical s’est prononcé contre ce retrait.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse,  le diaporama de la séance (ci-dessous) ainsi que l’ensemble des délibérations du 31 octobre 2018.

Implication dans l’inventaire des zones humides

Entre 1960 et 1990, 50% de la surface des zones humides en France ont disparu. Cette régression s’est ensuite limitée avec un renforcement des mesures de protection et de gestion notamment d’habitats naturels d’intérêt communautaire.

Cependant, les zones humides « ordinaires », méconnues, continuent de subir des dégradations au détriment des services qu’elles peuvent rendre tels que soutenir les débits en période d’étiage, filtrer les matières en suspension, transformer et consommer des nutriments et des toxiques, stocker le carbone ou encore constituer des réservoirs de biodiversité.

Inventorier constitue donc un préliminaire à toute action de préservation, restauration, protection et gestion de ces milieux humides. C’est pourquoi, en tant que structure porteuse de SAGE (10 procédures couvrant 31,5% du bassin de la Loire et ses affluents), l’Etablissement public Loire s’est impliqué depuis 10 ans dans la cartographie des zones humides.

Ainsi, dès 2011, dans le cadre de l’élaboration des SAGE Loir, Allier aval, Cher amont et Cher aval, l’Etablissement a engagé des études de pré-localisation des zones humides sur une superficie totale avoisinant 22 700 km². Ces premières investigations, basées sur différentes analyses de données existantes, ont permis de délimiter des enveloppes de probabilité de présence de zones humides pouvant être utilisées comme référentiel de base sans portée réglementaire associée.

Avec l’objectif de délimiter précisément les contours de ces milieux, de caractériser leurs fonctionnalités, de définir des modalités de gestion et de les protéger au travers de leur intégration dans les documents d’urbanisme, des inventaires de terrain ont été menés ou sont en cours de réalisation (4 études en cours) sous maîtrise d’ouvrage de l’Etablissement. A terme, ce sont près de 5 600 km² qui auront été prospectés, soit l’équivalent de la surface du département de l’Ardèche ou de celui de la Creuse.

Enfin sur ces territoires, dans le cadre de ses réflexions sur la gestion intégrée des risques d’inondation, l’Établissement valorise les résultats de ces analyses des services hydrologiques rendus par ces zones humides situées dans les champs d’expansion de crues.

En termes d’échanges d’expériences et de transfert de savoir-faire, il peut être fait mention également de la journée consacrée au thème des zones humides (gestion, évolutions règlementaires et services écosystémiques), organisée le 19 novembre dernier par l’Etablissement, dans le cadre de sa REVue de projets scientifiques et techniques au service de la gestion intégrée du bassin de la Loire et ses affluents.

L’implication de l’Etablissement vise ainsi à mieux connaître les zones humides et leurs services rendus notamment en termes de prévention des risques d’inondation et de sécheresse, afin de les intégrer comme éléments de solution aussi bien à court terme qu’en anticipation et adaptation aux impacts du changement climatique.

Pour aller plus loin : https://www.eptb-loire.fr/category/amenagement-et-gestion-des-eaux
https://www.eptb-loire.fr/impacts-changement-climatique-territoires-sage
bibliocom.eptb-loire.fr

GESTION DE SYSTEMES D’ENDIGUEMENT

 

 

 

 

 

 

>>> Visitez l’expo 2019 >>> Téléchargez l’Actu’Digues 2018 >>> Découvrez l’e-loire.tv 2017

Avec un cadre d’intervention en restructuration, pour ce qui concerne à la fois l’organisation territoriale et celle de politiques publiques telles que la gestion de l’eau et des risques naturels associés, dans un contexte marqué de surcroît par de fortes incertitudes, ne serait-ce que pour ce qui concerne l’appréciation pour le bassin fluvial des impacts des changements climatiques en termes d’inondations comme de sécheresses, l’Etablissement public Loire a pris l’initiative en octobre 2015 d’une analyse d’opportunité et de faisabilité d’un projet d’aménagement d’intérêt commun (PAIC) pour les ouvrages de protection sur l’ensemble du bassin fluvial.

>>> Téléchargez l’analyse

Une réunion technique de restitution des résultats de cette analyse, à destination des collectivités concernées, a été organisée le 30 mars 2017 à Orléans dans les locaux de l’Etablissement. Plus de 40 personnes ont participé à ce temps d’échange visant à apporter des éléments de réponse concrets aux interrogations que suscite la prise de la compétence GEMAPI en matière de gestion de systèmes d’endiguement.

Une demi-journée technique, dédiée à la gestion des systèmes d’endiguement sur le bassin de la Loire et ses affluents, s’était déjà tenue le 5 décembre 2016 à Orléans.

En termes d’actualité, il est signalé deux présentations : celle de mai 2019, en réponse à l’invitation des services de l’Etat ; celle de mai 2018, à l’attention des élus des collectivités membres de l’Etablissement, sur la gestion « déléguée » de systèmes d’endiguement ou encore de zones d’expansion de crues, telle que configurée dans le PAIC en cours de co-construction.

 

 

 

 

Pour mémoire, le travail de co-construction du PAIC a été engagé en 2017 avec l’organisation de réunions techniques de concertation sur la gestion des ouvrages de protection, avec les EPCI-FP concernés et les services de l’Etat, en proximité sur les territoire.

  • sur l’axe Cher (6 EPCI concernés), le 11 mai et le 11 octobre 2017, ainsi que le 10 avril 2019, à la Communauté de Communes Vierzon-Sologne-Berry
  • sur l’axe Allier (5 EPCI concernés), le 15 mai et le 4 octobre 2017, ainsi que le 29 avril 2019, à Vichy Communauté
  • sur l’axe Loire amont, dans sa partie du Puy-en-Velay à Roanne (8 EPCI concernés), le 31 mai et le 3 octobre 2017, ainsi que le 30 avril 2019, à Roannais Agglomération ; et dans sa partie de l’aval de Roanne à Nevers (7 EPCI concernés), le 15 juin et le 4 octobre 2017, ainsi que le 29 avril 2019, à Digoin
  • sur l’axe Loire aval, dans sa partie de Nantes à Langeais (9 EPCI concernés), le 2 juin  et le 9 octobre 2017, ainsi que le 11 avril 2019, à Angers Loire Métropole.

 

Par ailleurs, les services de l’Etablissement ont été associés à trois réunions concernant l’axe Loire moyenne, organisées par la DREAL Centre-Val de Loire dans le cadre de la mission d’appui technique de bassin, pour évoquer la gestion des digues domaniales. A cette occasion, l’Etablissement a assuré une présentation synthétique de l’avancement de la co-construction du PAIC :

  • sur le secteur Blois-Tours (6 EPCI concernés), le 23 juin 2017 à la Préfecture d’Indre-et-Loire
  • sur le secteur Tours-Angers (8 EPCI concernés), le 30 juin 2017 à Saumur
  • sur le secteur des Départements du Cher et de la Nièvre (4 EPCI concernés), le 3 juillet 2017 à Herry (18)

 

En complément et afin de poursuivre le dialogue de co-construction engagé dans le cadre de ces réunions, l’Etablissement a organisé de nouvelles rencontres :

  • sur le secteur Nièvre-Cher-Giennois, le 6 novembre 2017 à Léré (avec également une présentation du projet de PAPI sur ce territoire.) et le 2 décembre 2019 à la CDC Pays Fort Sancerrois (7 EPCI concernés)
  • sur le secteur Loir-et-Cher/Indre-et-Loire amont (6 EPCI concernés), le 19 novembre 2019, à Agglopolys

 

Les prochaines rencontres technique de proximité sur les secteurs de Tours et de l’Orléanais devraient intervenir début 2020.

Enfin, il est à relever les temps d’échange avec des élus de la représentation nationale. Ainsi, une première rencontre à Angers, en juillet 2019, a notamment permis de présenter les éléments clés du PAIC et la valeur ajoutée des maîtrises d’ouvrage de l’Etablissement en termes de solidarité, de cohérence et d’innovation pour la gestion de l’eau et des risques naturels associés à l’échelle du bassin fluvial. Depuis lors, l’échange s’est élargi à plus d’une dizaine de députés, à l’occasion cette fois d’une rencontre à Paris, en octobre 2019.

Environ 900 km de digues sur le bassin de la Loire et ses affluents contribuent aujourd’hui à la protection contre les inondations. Mais que peut-on dire des impacts du changement climatique sur ces ouvrages pour lesquels les investissements s’inscrivent dans la durée ? Le travail réalisé par l’Etablissement au 1er semestre 2018 a permis de fournir d’une part une première analyse de la question des impacts du changement climatique sur la gestion des infrastructures de protection contre les inondations sur le bassin fluvial, et d’autre part une proposition de feuille de route recensant et hiérarchisant des recommandations et des actions qui pourraient être mise en œuvre. Ce travail réalisé en partenariat s’inscrit parmi les initiatives de l’Etablissement pour intégrer les connaissances liées aux impacts du changement climatique de manière opérationnelle dans ses missions .
>>> Téléchargez le rapport

Dans le registre de l’appui technique  à l’identification de voies d’actions susceptibles d’être empruntées par les collectivités, en fonction des problématiques auxquelles elles sont confrontées, il est à noter l’analyse technique de mise en œuvre de la solution digue amovible. L’Etablissement a été amené à considérer le rôle susceptible d’être joué par cette dernière notamment dans le cadre d’études de vals de la Loire ou encore de ses affluents. Dans le prolongement des conclusions dégagées alors, et en lien avec la mise en œuvre des SLGRI pour la protection des secteurs à enjeux forts inondables, un travail réalisé par l’Etablissement au 1er semestre 2018 a permis, d’une part, d’actualiser les solutions techniques et de recueillir les retours d’expériences sur leur utilisation, d’autre part, de considérer les potentialités d’application de la solution digue amovible sur 11 sites du bassin.

C’est une approche du type design des politiques publiques qui a été retenue par l’Etablissement pour avancer dans la préfiguration, dès 2018, de ce que pourrait être un scénario d’organisation au niveau du bassin fluvial, en lien plus particulièrement avec la perspective d’un déploiement de plateformes d’appui de proximité pour la gestion déléguée à l’Etablissement de systèmes d’endiguement. A l’issue d’un processus créatif et collaboratif, s’apparentant à un jeu de rôles permettant à chacun de se mettre en situation, l’atelier de co-construction a permis de faire émerger 3 scenarii présentant une forte complémentarité dans leur échelonnement et dans le caractère progressif de leur déploiement, avec une montée en charge permettant de passer d’ici à 2024 de « référents » à des « antennes » puis aux « plateformes » de proximité.

Coopération renforcée

Un protocole de coopération renforcée pour la gestion des infrastructures de protection contre les inondations en Loire aval a été signé en juillet 2019 avec Saumur Val de Loire, Angers Loire Métropole, Loire Layon Aubance et Mauges Communauté. Il inscrit les signataires dans le scénario d’organisation au niveau du bassin fluvial préfiguré dès 2018 et dont le déploiement progressif vise à l’horizon 2024 un réseau cohérent de plateformes de proximité, en particulier celle basée à Angers.

D’un point de vue opérationnel, c’est un linéaire de plus de 50 km de digues de protection dont la gestion a été confiée cet été à l’Etablissement, par voie de conventions de délégation. Il s’agit des digues de Saumur centre-ville, de Saint-Hilaire-Saint-Florent, du Petit Louet, de Vernusson,de Saint-Georges-sur-Loire et de Montjean-sur-Loire.

Les missions – assurées au plus près du territoire par les agents basés à Angers, en synergie d’intervention avec leurs collègues du service des digues à Orléans – concernent à la fois l’entretien, l’exploitation, la surveillance et les missions d’ingénierie, dont la réalisation des dossiers de régularisation ou d’autorisation en systèmes d’endiguement.

Ceci se traduit concrètement par :

                • des visites de terrain avec élus et techniciens des EPCI et communes concernés, ainsi que des riverains le cas échéant, pour parfaire la connaissance des ouvrages (linéaires, désordres, réseaux traversant, travaux réalisés, etc.) et consolider les programmes d’actions en conséquence ;
                • l’organisation d’échanges réguliers avec les services des EPCI et des communes concernés, avec notamment des réunions spécifiques par système d’endiguement, pour faire le point sur les travaux en cours ou programmés (à commencer par ceux au titre de la mise en oeuvre des obligations réglementaires) et construire avec les agents communaux et intercommunaux les modalités d’entretien, d’exploitation et de surveillance, en crue particulièrement ;
                • la préparation et le lancement des marchés d’études et de travaux nécessaires pour les mises en conformité et la constitution des dossiers de régularisation/autorisation en système d’endiguement.

Ainsi, un premier marché de travaux d’entretien, incluant des opérations de fauchage et de débroussaillage sur les digues de Saint Georges, Montjean, Vernusson et Saumur, a été notifié dès le 3 octobre pour un démarrage mi-octobre. Par ailleurs, le marché « Etudes préalables à la réalisation de travaux sur 6 systèmes d’endiguement non domaniaux de la Loire en Maine-et-Loire » devrait être notifié début novembre. Il concerne l’ensemble des systèmes d’endiguement de Loire aval faisant l’objet d’une convention de délégation à l’Etablissement et comprend 5 lots. La mutualisation réalisée pour ces deux marchés en termes de commande publique a permis de maîtriser les coûts et de rester dans l’enveloppe budgétaire fixée par les EPCI.

Inventaire des ouvrages propriété (ou gérés) des collectivités

Le premier volet de la mission conduite par l’Établissement public Loire consiste à recenser les ouvrages de protection contre les inondations du bassin de la Loire et ses affluents, dont les propriétaires ou gestionnaires sont des collectivités. La matière première de ce recensement sont les informations collectées auprès des services de l’État, avec comme base de travail initiale, celles contenues dans la base « Bardigues ».

Les données collectées concernant ces ouvrages ont été consolidées et enrichies par de nombreux échanges avec les DDT et les DREAL concernées, ainsi qu’avec les propriétaires ou gestionnaires de digues identifiés, contactés notamment dans le cadre d’une enquête.

À ce jour, une centaine d’ouvrages de protection, totalisant un linéaire de plus de 170 km, est identifiée comme étant du ressort d’un peu plus de 50 collectivités sur le bassin de la Loire et ses affluents. Une soixantaine de ces ouvrages, représentant un linéaire de près de 120 km, est classé au titre du décret du 11 décembre 2007. Une trentaine de collectivités se partagent la responsabilité de ces derniers.

On constate qu’une part importante de ces ouvrages est implantée en région Pays-de-la-Loire (notamment en Maine-et-Loire) et en région Centre (notamment en Indre-et-Loire).

Les ouvrages de classe B et C sont les plus importants sur le bassin, représentant respectivement des linéaires voisins de 36 km et 69 km. Une difficulté rencontrée notamment pour les ouvrages de classe C, peut résider dans l’identification d’un propriétaire et d’un gestionnaire.

Les tronçons de classe A moins nombreux (10 km environ) protègent les vals de l’Authion et de Tours le long de la Loire.

69% des propriétaires des ouvrages classés sont des communes, 14% sont des conseils généraux, et 17% des syndicats, créés on non pour la gestion spécifique de ces ouvrages.

Par ailleurs, d’après les informations recueillies, plus de 40% des tronçons de digues de collectivités répertoriés n’ont pas encore fait l’objet d’un classement, et les propriétaires ou gestionnaires correspondant n’ont pas été clairement désignés à ce jour.

Ainsi, une cinquantaine de digues, potentiellement propriétés ou gérées par des collectivités, et représentant environ 50 km, sont en attente de classement sur le bassin de la Loire et ses affluents. Plus d’une vingtaine de collectivités sont susceptibles d’être désignées comme propriétaires ou gestionnaires de ces ouvrages.

La procédure de recensement et de classement des ouvrages de protection par les services de l’État étant toujours en cours, les informations présentées sont vouées à évoluer encore prochainement.

 

>>> Téléchargez les rapports « Action d’appui aux collectivités gestionnaires de digues »  et  » Action d’appui aux collectivités gestionnaires de digues « 

Démarches de sécurisation

Les démarches à mener dans le cadre de la sécurisation des ouvrages peuvent représenter une charge dépassant les compétences techniques et/ou financières d’une collectivité. Par ailleurs, certains dossiers réglementaires (notamment l’étude de danger) doivent être réalisés par des organismes agréés.
L’ Établissement public Loire propose un soutien aux collectivités en apportant, à celles qui le souhaitent, un accompagnement dans leurs démarches liées à la mise en œuvre de la réglementation (identification des dossiers à produire, aide à la rédaction du cahier des charges, etc.).
À ce titre, les collectivités identifiées comme propriétaires/gestionnaires de digues ont reçu, en 2012, un questionnaire de l’Établissement public Loire afin d’une part, de consolider les informations sur leurs ouvrages et d’autre part, d’appréhender leurs besoins éventuels d’accompagnement concernant les démarches à suivre afin de se mettre en conformité avec la réglementation actuelle.

L’appui proposé par l’Établissement public Loire porte notamment sur :

  • une aide à la rédaction du cahier des charges,
  • la formulation d’un avis sur les offres des bureaux d’étude,
  • la participation au suivi des études,
  • l’information sur l’évolution de la réglementation,
  • une aide au montage financier d’une opération.

Embarquez pour une semaine de REV : Eléments de restitution

L’Etablissement public Loire vous a proposé d’embarquer pour une semaine de REV, REVue de projets scientifiques et techniques au service de la gestion intégrée du bassin de la Loire et ses affluents, du 19 au 22 novembre 2018, à Orléans (>> version imprimable du programme)

Eléments de restitution

19 novembre 

 » Plongée en zones humides  »
(Zones humides : gestion, évolutions règlementaires et services écosystémiques)

Gestion et évolutions règlementaires

L’obligation réelle environnementale (ORE)Julie BABIN, Fédération des Conservatoires d’espaces naturels (FCEN)

 

ORACLE : Observatoire des Règlements et de l’Activité des CLE Sophie LIZIARD, École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, Laboratoire GEST

 

Cartographie des zones humides potentielles à partir d’une approche multicritères topo-climatiquePierre-Olivier MAZAGOL et Céline SACCA, Université Jean Monnet de Saint-Etienne, Laboratoire EVS

 

Phytosociologie comme outil d’évaluation écologique et patrimoniale des zones humides : exemple de la cartographie paysagère des zones humides du MorvanGaël CAUSSE, Conservatoire botanique national du Bassin parisien

 

FUSEAU : Le Foncier et ses Usages comme Socle de la construction collective de la protection des ressources et des miliEux AquatiqUes – Tina RAMBONILAZA, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA)

 

Services écosystémiques

Inventaire participatif des zones humides et proposition d’une stratégie d’intervention pour leur protection, préservation, restauration (SAGE Loire amont) Valérie BADIOU, Etablissement public Loire

 

Evaluation française des milieux humides et aquatiques continentaux et de leurs services écosystémiquesJérémy DEVAUX, Ministère de la Transition écologique et solidaire, Commissariat Général au Développement Durable

 

Pratiques de la séquence ERC en zones humides : zoom en Seine-Normandie Johanna VAN HERRENTHALS, Association française des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB)

 

Méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humidesGuillaume GAYET, Muséum national d’Histoire naturelle, UMS PatriNat

 

Réseau européen sur la connaissance et la gestion des ripisylvesSimon DUFOUR, Université de Rennes, Laboratoire LETG

20 novembre
 » Destination Sécheresse  »
Sécheresse : usages/pratiques et gestion des étiages

 Usages et pratiques

Gestion quantitative de la ressource en eau : comment concilier les enjeux d’usage et de biodiversité, Philippe BARAN – ECOGEA

 

Débits « écologiques » : une démarche de consensus basée sur la comparaison de scenarios, Nicolas LAMOUROUX – IRSTEA

 

AGORA, Assemblée pour une Gouvernance Opérationnelle de la Ressource en eau et des AquifèresChristel FRANCART, Conseil régional PACA

 

Analyse de la gestion de la sécheresse en PACA – Etat des lieux, Michel ESPINASSE, DREAL PACA

 

DRIDANUBE – Drought Risk in the Danube Region, Andreja SUŠNIK – Slovenian Environment Agency

 

Gestion des étiages

Gestion des étiages de la Loire et de l’Allier, Mamy TOMBOZAFY, Etablissement public Loire

 

Gestion de l’étiage dans le Loiret, Laura ETIENNE – DDT du Loiret

 

 

Gestion des étiages de l’Ebre, Espagne, Rogelio GALVAN PLAZA – Confédération hydrographique de l’Ebre

 

AGUAMOD, plateforme intégrée des ressources en eau en période d’étiage, José Miguel SANCHEZ PEREZ – Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT), Laboratoire EcoLab

 

Wimes : Un outil d’aide à la décision pour la gestion dynamique de la ressource en eau, Fabrice CEBRON – BRLi

 

21 novembre
Atelier découverte de la GPI
(Gestion Patrimoniale des Infrastructures)

Cet atelier vise à mettre en évidence les principales composantes du « patrimoine » que constitue une infrastructure interrégionale de protection contre les inondations du type de celle sur le bassin de la Loire et ses affluents, et par voie de conséquence la valeur qui s’y attache (au sens communément retenu par la doctrine de « Built/Social/Natural Capital »).

L’idée est d’intégrer l’ensemble des approches nécessaires (physiques, techniques, administratives, juridiques, économiques, financières, environnementales, sociales, etc.) pour pouvoir apporter les éléments de réponse appropriée, en termes stratégiques comme économiques ou de gestion de ce patrimoine.

Un raisonnement par analogie avec la gestion d’autres grands projets ou réseaux d’infrastructures soulevant des problématiques voisines sera également abordé.

Les échanges ont vocation à contribuer à la définition d’un cadre de recherche pour un post-doctorant dont la mission intègrerait également, dès 2019, la définition exhaustive des missions identifiées au titre de la gestion des infrastructures de protection contre les inondations, en y associant la cartographie des compétences nécessaires à l’accomplissement de l’intégralité de ces missions, ainsi qu’une typologie des métiers correspondants le cas échéant. Et par surcroît, proposer des éléments de classification de ces compétences/métiers, selon leur caractère « indispensable » ou simplement « utile ».

Corinne CURT, IRSTEA, Laure SEMBLAT, FNCCR, Yasmina BOUSSAFIR, IFSTTAR et Yves LE GAT, IRSTEA sont intervenus au cours de cet atelier.

  

22 novembre 2018
DisCo’Loire 2018

Dialogues sur les sciences comportementales et la gestion d’un bassin fluvial

Cette 2ème édition de DisCo’Loire se veut être une actualisation de la réflexion sur l’apport des sciences comportementales pour la conception et la mise en œuvre de la gestion intégrée de l’eau et des risques associés (sécheresse, inondations…) à l’échelle d’un bassin fluvial.

La journée sera jalonnée de présentations de chercheurs et praticiens des sciences comportementales appliquées aux politiques publiques. L’objectif est de générer des échanges pouvant faire émerger des solutions applicables aux problématiques qui touchent les gestionnaires de bassin fluvial.

L’importance de l’expérimentation et la mesure d’impact dans le cadre de l’application des sciences comportementales aux politiques publiques, Camille ROZIER, co-fondatrice de Chiasma, chercheuse en neurosciences et consultante dans l’application des sciences comportementales

 

Les difficultés à la mise en place de mécanismes incitatifs pour la gestion d’une ressource commune, Stéphane ROBIN, Université Grenoble Alpes. Les difficultés à la mise en place de mécanismes incitatifs pour la gestion d’une ressource commune. Ses recherches portent sur le design des mécanismes économiques, l’économie comportementale et l’économie expérimentale. Il s’intéresse à l’utilisation de la méthode expérimentale comme outil pédagogique, notamment dans le champ de la consommation énergétique

 

Incentiviser les comportements pro-environnementaux, Denis HILTON, Université de Toulouse. Ses centres d’intérêt portent sur la cognition sociale, le raisonnement, le jugement et la prise de décision, et l’économie expérimentale, notamment en matière d’achat éco-responsables

 

Le riverain acteur de sa sécurité face à l’inondation ? Entre mythe et réalité, Béatrice GISCLARD, Université d’Avignon et des pays de Vaucluse

 

Sciences Cognitives et Société, Thibaud GRIESSINGER, chercheur et consultant en sciences comportementales appliquées à la problématique de la transition écologique, co-fondateur du collectif de chercheur.se.s Scalp!

 

Les Nudges au service des gestes éco-responsables, Coralie DAMAY, ISC Paris, enseignant chercheur en sciences de gestion. Ses recherches portent sur le comportement du consommateur, et plus spécifiquement sur l’enfant consommateur, la perception de la valeur, les alternatives à la possession et les gestes éco-responsables.

 

Le nudge, outil de la smart city : vers une gestion intelligente de l’eau par les citoyens, Sara LAURENT, Université de Montpellier, doctorante en marketing

Chaque session est structurée autour d’une problématique, abordée à travers les contributions complémentaires aussi bien de la communauté scientifique (particulièrement de jeunes chercheurs), que d’opérateurs et acteurs témoignant d’actions mises en œuvre et de retours d’expérience concrets, y compris hors bassin de la Loire et ses affluents.

Les échanges sont favorisés par une place importante (au moins 1/3 du temps) réservée au dialogue entre participants et intervenants.

Bibio’com à consommer sans modération

Parce que sensibiliser, informer c’est bon pour la santé des cours d’eau et des milieux aquatiques, l’Etablissement vient de mettre en ligne un site internet, bibliocom.eptb-loire.fr, véritable bibliothèque numérique des produits de communication des SAGE portés par l’Etablissement public Loire.

L’ensemble de ces produits référencés sont consultables et téléchargeables gratuitement.

Ressourcez-vous,
c’est à consommer sans modération !

COMITE SYNDICAL DU 4 JUILLET 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 4 juillet dernier à Orléans,
sous la présidence de Daniel FRÉCHET.

Pour la partie financière, on retiendra le vote à l’unanimité de la Décision Modificative n°2, n’entraînant pas d’appel à contributions ni à redevance complémentaire.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec l’exploitation des ouvrages de Naussac et Villerest, la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la valorisation du patrimoine.

Par ailleurs, au vu des évènements marquants et dévastateurs ayant touché
l’ouest de la France en mai et juin dernier, le Président, au nom de l’ensemble
des délégués, a souhaité adresser un message de solidarité aux collectivités
concernées des départements de la Loire-Atlantique, de la Mayenne, de la
Sarthe, du Maine-et-Loire et de l’Indre-et-Loire.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse,  le diaporama de la séance (ci-dessous) ainsi que l’ensemble des délibérations du 4 juillet.

COMITE SYNDICAL DU 14 MARS 2018

Le Comité syndical s’est réuni en séance plénière le 14 mars à Orléans, sous la présidence de Daniel FRÉCHET.

Pour la partie financière, on retiendra les votes du Compte administratif 2017 et du Budget
supplémentaire 2018.

Sur le plan opérationnel, on notera plus particulièrement des points d’information ou décisions en lien avec la prévention et la réduction du risque inondation, l’aménagement et la gestion des eaux, ainsi que la valorisation du patrimoine.

Retrouvez les principales décisions dans la synthèse,  le diaporama de la séance (ci-dessous) ainsi que l’ensemble des délibérations du 13 décembre.

Téléchargez le dossier de séance point par point :

Ordre du jour ; Pt 1 ; Pt 2 ; Pt 3 ; Pt 4; Pt 5 ; Pt 6 ; Pt 7 ; Pt 8 ; Pt 9 ; Pt 10 ; Pt 11 ;  Pt 12 ; Pt 13 ; Pt 14 ; Pt 15  ; Pt 16 ; Pt 17 ; Pt 18

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