CHÈRES ET CHERSCOLLÈGUES, PRÉSIDENTMOT DU La gravité de la situation sanitaire a indubitablement marqué de son empreinte l’année 2020. Le parti pris par l’Établissement, dans sa communication notamment, a été celui de la sobriété et de la simplicité. Avec, en termes opérationnels, une attention constante portée prioritairement à la protection des agents et, dans le même temps, à la continuité d’activité indispensable à l’accomplissement des missions confiées. Les résultats obtenus l’ont été dans ce contexte-là. Ils attestent, s’il en était besoin, de notre capacité d’adaptation. Pour l’acteur de bassin fluvialqu’est l’Établissement, la nécessité de continuer à répondre au besoin de proximité exprimé localement a conduit cette année à une vigilance accrue par rapport à tout ce qui pouvait affecter notre connectivité et notre réactivité. Nos efforts dans le champ de l’animation territoriale ont été intensifiés en conséquence, qu’il s’agisse des interventions au titre de l’aménagement et la gestion des eaux (SAGE, CT, PTGE, Etudes HMUC…) ou de celles relevant de l’évaluation et la gestion des risques d’inondations (SLGRI, PAPI, Étude « 3P »…). Nonobstant le facteur « limitant » cette approche intégrée, à savoir la réduction des moyens financiers mis à notre disposition pour ce faire, ainsi que l’accroissement des exigences administratives pouvant découler de la multiplication des dispositifs. Les métiers de l’Établissement,focalisés sur la gestion de l’eau et des risques naturels associés, l’ont conduit de longue date à intégrer l’incertitude à ses modes de faire. Parmi les nombreux enseignements tirés des retours d’expérience, figure en bonne place celui invitant, en complément de scenarii d’anticipation, à partir des moyens disponibles dans la situation donnée pour en déduire les effets utiles qu’il est raisonnablement possible d’escompter.Autrement dit, progresser dans une logique itérative, très éloignée de celle du tout ou rien. Ainsi, avec un double objectif d’efficience dans la mise en œuvre de la politique publique et d’optimisation de la dépense correspondante, a-t-il été possible de poursuivre la co-construction du projet d’aménagement d’intérêt commun (PAIC) pour la gestion des infrastructures de protection contre les inondations sur l’ensemble du bassin de la Loire et ses affluents. Etant souligné par ailleurs que l’année 2020 a également nécessité une importante contribution des deux barrages de l’Établissement, pour assurer le soutien d’étiage sur les axes réalimentés de la Loire et de l’Allier, couplé avec la gestion de celui de Villerest suite à l’épisode de pluies très abondantes de mi-juin. Je remercie les collectivités membres et nos partenaires d’avoir permis l’ensemble de ces réalisations, dans leur diversité et leur complémentarité, en cohérence et solidarité de bassin ! Le Président Daniel FRÉCHET Rapport d’activité 2020 / 3